Paulyne Couture

Jeudi 2020-04-09

Exercice 1:  Vous venez de découvrir les lettres «P» et «C» dans votre sac (pour les femmes) et votre mallette (pour les hommes).  Trouvez le plus d’objets possibles qui commencent par ces lettres et qui se trouvent dans votre sac ou mallette.

 

Exercice 2: À l’aide d’au moins 4 ou 5 de ces objets, écrivez une histoire qui mettra en vedette votre artiste ou sportif préféré.

 

Mots des objets trouvés dans mon sac à mains :

Poudrier, pinceau à lèvres, papier mouchoir, pilulier, pince à cheveux, peigne.

Ciseaux, crayon, carnet, crème à main, carte de crédit, coupe- ongle.

 

 

« L’empathie d’une artiste »

 

Nous sommes en mars 2020, et un terrible virus vient contrer toutes les populations en confinement. Tous doivent être isolés dans leur maison jusqu’aux nouveaux ordres, gouvernementaux. C’est un isolement qui peut sauver la vie de tous. Malheureusement, certains ne s’y soumettent guère, car ils se croient invincibles à cette bestiole vorace du mal et se soustraient de la réalité. Heureusement, la plupart des gens croient que le confinement et le lavage de mains sont les meilleures solutions pour venir à bout de cette pandémie.

Je me dis : gardons confiance, puisque si l’on prend le temps de bien mélanger toutes les lettres du mot VIRUS, nous obtenons le mot SURVI. Alors, prenons le temps d’écouter les consignes pour que ce mot viscéral change pour un mot plein d’espoir.

Guylaine Tremblay, l’artiste, l’a bien compris, car elle a demandé à passer tous les tests, afin de voir si elle n’était pas contagieuse, puisqu’elle souhaite se rendre dans certains centres pour aînés et donner un coup de main en réconfort à ces personnes confinées à l’écart de leur famille.

Guylaine reçoit le OK du ministère de la Santé, et elle prend son plus gros sac à main qu’elle remplit de certains éléments, pouvant lui servir pour son bénévolat.

Arrivée sur les lieux, Guylaine s’empresse d’enfiler son masque à visière plastique et ses gants de plastic. C’est avec des larmes dans les yeux qu’elle est dévastée, de voir tous les sourires qui l’accueillent, nullement pour sa popularité, mais simplement de bonheur, qu’on s’intéresse à eux.

Guylaine rencontre sa première dame qui lui dit être découragée d’avoir le toupet dans les yeux. Guylaine ravie sort de son sac une petite paire de ciseaux et un peigne qu’elle présente à la dame qui, rapidement, lui montre son approbation d’un sourire et d’un signe de tête n’ayant besoin d’aucune parole. L’artiste s’affaire à la peigner, puis lui fait une coupe de quelques centimètres de moins, dans ce toupet indésiré aux cheveux fins et argentés. Ceci fait, la dame heureuse prend dans ses mains, celles de Guylaine et y dépose affectueusement, son front en signe de gratitude. L’artiste émue, libère sa main droite, fouille dans son sac et en sort un coupe-ongles et un tube de crème à mains. Délicatement, Guylaine lui prend une main, puis l’autre et coupe ses ongles devenus trop longs. Elle retire le bouchon du tube de crème et le presse sur ses mains desséchées avec le temps. Elle les masse affectueusement et leur redonne un peu de dignité. La charmante dame est heureuse et laisse couler quelques larmes de ses yeux remplis de reconnaissance.

Guylaine, replonge sa main dans son sac et en émerge un papier mouchoir qu’elle fait glisser sous ses yeux remplis, des efforts de toute une vie.

 

Le soir venu, l’artiste se sent choyée et heureuse d’avoir pu faire don d’un peu de bonheur à quelqu’un qui a contribué à l’émancipation de ce monde.

Le lendemain, ses actes ne passent pas sous silence, auprès des médias qui en font des éloges de générosité, même si Guylaine n’y voit que de l’humanité naturelle en son geste, et surtout convaincu que ses aînés, méritent toute sa gratitude.


Jeudi 2020-04-16

Exercice 1:  Décrire un moment ou un événement dans la journée d’une personne très très, mais très distraite.

 

« Jacqueline la distraite »

Ce matin-là, Jacqueline a prévu faire quelques commissions et en profitera pour passer chez sa sœur Josée, enceinte de six mois. Elle a besoin de vêtements de maternité et Jacqueline ne voit plus l’utilité de les garder. Pourquoi ne pas les offrir sa jeune sœur pour leur donner une seconde commodité.

Jacqueline se prépare à partir et s’aperçoit que Jules son conjoint, a oublié de sortir les vidanges. Alors, elle prend sur elle, la décision de mettre le sac au bord de la rue, fière de s’en être rendu compte avant que le camion ne passe. Fiou! Une bonne chose de fait, il ne traînera pas toute la semaine sur la galerie. Ah, ces hommes, se dit-elle, ils ont toujours la tête dans les nuages.

Ceci fait, elle passe au réfrigérateur et prend son contenant de noix prévu pour sa collation de cet après-midi. Bizarrement, celui-ci a un couvercle bleu. Elle l’ouvre et se rend compte que c’est le contenant de légumes crus pour le lunch de son conjoint. Aille! aille, aille, aille! Jules déteste les noix. Cette fois, c’est elle qui a eu la tête dans les nuages. Mais bon, se dit-elle, pas de légumes pour lui ce midi. Puis elle s’empare, tout de même, du contenant de légume et l’emporte avec elle. Ils ne seront pas perdus, se dit-elle, je vais les prendre pour ma collation.

Refermant le réfrigérateur, elle remarque la cafetière. Qu’est-ce que ça veut dire ? Se demande-t-elle. Elle est encore aux trois quarts, réalise-t-elle! Au même instant, une vision lui vient en tête. Nonnn! S’écrit-elle, se revoyant ce matin, devant le thermos de son mari. Nonnn! J’ai n’ai rien mis dedans, et je l’ai refermé, vide! Pauvre Jules, il aura toute une surprise quand il l’ouvrira! Mon Dieu, se dit-elle, si Caroline ne m’avait pas appelé pour sa paire de bas roses qu’elle ne trouvait pas, Jules aurait du café, et non un thermos vide pour dîner. Mais bon, s’avoua-t-elle, je ne peux rien y faire, il devra se contenter de boire de l’eau pour aujourd’hui.

La journée avait mal commencé pour Jacqueline, mais elle doit continuer sans trop s’en faire. Elle monte dans son automobile et fait ses commissions sans trop penser à ses étourderies de ce matin. Finalement, ses courses terminées, elle passe chez sa sœur, sa dernière étape de la journée avant de rentrer. Elle sonne à la porte, Josée vient lui ouvrir, et en apercevant Josée avec sa bedaine de 6 mois de grossesse. Jacqueline éclate en des : oh nonn!  Laissant dans un désarroi incompréhensible, celle qui lui ouvre. Nonn! Nonnn! Nonnn! Ce n’est pas vrai, nonnn! Je n’ai pas fait ça! Jacqueline vient de réaliser que son mari n’a pas la tête dans les nuages autant qu’elle le croyait, il avait bel et bien sorti les vidanges… Nonnnnn !

Pauline Couture 16 avril 2020

 

Exercice 2:  En cette période de confinement, décrivez une activité que vous avez réalisée ou que vous voulez réaliser, mais que vous remettiez toujours à plus tard… quand vous auriez le temps.

 

Le temps …

Il y a quelques semaines, je me demandais, quand aurais-je le temps de faire telle ou telle chose ? Laver les fenêtres en une journée, récupérer toutes mes photos et les classer dans des albums bien identifiés, recopier mes textes dans un beau livre… etc

Non, pour moi, ce n’est rien de tout cela, puisque c’est en art que se résume mon besoin de temps. Je me disais toujours : lorsque j’aurai du temps ou lorsque se présentera l’occasion, je réaliserai ces œuvres, qui me hante depuis si longtemps. Eh bien oui, il est arrivé ce temps, puisque j’en ai plus qu’il ne m’en faut pour réaliser ce beau projet qui torture mon cerveau, depuis que je pense à me prendre des réserves de temps. Aujourd’hui, je n’ai plus à le réserver, puisque, je dois plutôt trouver à l’occuper. Cette pandémie m’en offre, plus que je ne pouvais en espérer.

Ménage du printemps terminé, fenêtres lavées, garde-robes épurées, salon réorganisé, parterre raclé, ouf!  Voilà, je peux maintenant prendre ce temps dont j’avais tant rêvé pour mon beau projet, puisqu’il m’est offert en quantité.

Alors, en ce matin 13 avril, je récupère tous les éléments nécessaires à ma réalisation.  Grandes boîtes de carton, colle, lames à découper, ciseaux et peinture de différentes couleurs sont réunis sur la table de travail de mon atelier. Il ne me reste qu’à faire travailler mon imagination. Habituellement, je n’en manque pas, et avec le temps, la réalisation est déjà toute mijotée dans ma tête.

Je sors ma tablette à dessin et reproduis ce que mon cerveau m’a inspiré.  Une ligne ici, une là et encore une autre, ouf! Finalement, ça ressemble à quelque chose, enfin, je crois, car je suis satisfaite! Le croquis est bon, maintenant, il faut la réaliser cette sculpture de carton et lui allouer plein de couleurs.

14 avril, 2 réalisations émergent de ce temps. Elles arpentent les murs de mon atelier et la satisfaction brille dans mes yeux. Mon conjoint témoin approbateur ne peut que dire : « ça valait la peine de prendre tout ce temps! » Je ne peux rien dire sur cette réflexion, qu’extirper un petit rire euphorique.

 

Pauline Couture, 16 avril 2020    (Basé, d’une histoire vraie)


Jeudi 2020-04-23

Exercice 1:

À partir de la photo dans le fichier joint,  imaginez une histoire ou peut-être un souvenir qui vous rappelle «l’ancien temps». (Merci à Pauline pour la suggestion de cet exercice).

 

 

Perpétuer ses connaissances

            C’est samedi, et Lucille la mère de Gabrielle en profite pour initier sa fille à la cuisine, avec une recette traditionnelle. La fameuse tarte aux pommes de sa mère Lina.

Ce matin, Lucille a cueilli un gros panier de pommes dans le pommier derrière la maison familiale. De belles grosses pommes rouges, bien mûres.

Lina, la grand-mère de Gabrielle s’affaire déjà à les peler, assise sur le bout de sa chaise près de nos deux cuisinières. Ça ne lui demande pas trop d’effort, et cela lui permet de participer et de voir que la tradition de sa fabuleuse tarte ne se perdra pas.  Gabrielle va chercher les ingrédients que lui dicte sa mère et les met sur la table de la cuisine.

–          On a bien tout ce qu’il nous faut, ma chérie ! Vérifions !

La farine, la graisse Crisco, la cassonade, le sel, la cannelle et le beurre.

–          N’oublie pas de sortir le rouleau à pâte et les moules à tarte dans la grande armoire, près du garde-manger dans le bas-côté.

–          Oui, j’ai tout cela, mère!

–          Bien ma fille! Nous aurons besoin aussi d’une tasse d’eau froide, tantôt pour la pâte. Commençons, si l’on veut finir un jour.

 

Lucille remplit le poêle à bois, et dit : « il nous faut un four bien chaud, si l’on veut une belle cuisson. Retiens ça, ma grande! »

L’après-midi est passé très vite. Gabrielle a hâte de sortir ses premières tartes du four, elle a surtout envie d’y goûter. Sa grand-mère est ravie. Elle n’est plus inquiète, sa petite fille semble être aussi talentueuse que sa mère, en cuisine, car elle ne voit aucune différente d’avec sa recette. Quoi que, avoua-t-elle, des larmes dans les yeux, qu’elles sont un tantinet, meilleures que les siennes, car c’est sa petite fille qui les a cuisinés

 

Exercice 2:

Imaginons qu’on a tous et toutes le même ami qui s’appelle Bertrand Dufour.  C’est aujourd’hui le jour de son anniversaire.  De quoi sera faite sa journée?

 

Bon anniversaire, Bertand Dufour !   (23 avril 2020)

Mon amie Lucie m’appelle et me demande si j’ai pensé à l’anniversaire de Bertrand. Ho, my god! lui dis-je. En as-tu parlé avec la gang ? Y ont-ils pensé, eux aussi ? Non! me répond-elle. On est mal parti ! dis-je.

Il ne nous reste qu’une solution, lui dis-je.  Nous pourrions organiser un potluck improvisé, avec ceux et celles qui peuvent venir, demain soir. C’est ce soir son anniversaire, mais il croira que nous l’avons oublié et ne s’attendra pas à se faire fêter, un vendredi soir.  Excellente idée ! me dit Lucie. Espérons que nous serons au moins de 6 à 8 personnes, sinon, nous ferons patate avec notre surprise!

Les appelles se firent et seulement, Richard et Manon ne pourront pas être présent, nous serons donc, 12 en tout. Yes! Bonne nouvelle. Bernard aura tout de même une belle fête.

Le soir venu, Bernard se fait inviter par Normand pour quelques verres de vin en sa compagnie, chez lui, puisque sa femme est partie chez sa fille pour le week-end, il sera donc seul et il a besoin de parler avec un ami, lui a-t-il dit. Bernard ne se fait pas prier et accepte, car il croit que Normand a peut-être besoin de se confier et qu’il ne peut lui refuser. Surtout, qu’il n’a aucune raison pour ne pas y aller.

Vendredi, Bertand Dufour s’amène chez Normand, avec en main une bouteille de son vin favori qu’il souhaite faire goûter à son confrère. Bertrand presse sur le bouton de la sonnerie, Normand vient lui ouvrir et, aussitôt le pied passé la porte, qu’une symphonie cancane une bonne fête, un peu n’importe comment, sans aucune harmonie, mais rempli d’amitié.

Bonne fête Bertrand Dufour!


Jeudi 30 AVRIL 2020

 

Exercice 1:

 

La même phrase de départ pour tous.  Vous faites un texte sur le thème d’une enquête policière.  La phrase de départ est:  «Dès que j’aperçus mon père dans le hall de l’hôtel………………………

Enquête incroyable. (30 avril 2020)

Dès que j’aperçus mon père dans le hall de l’hôtel, j’ai un serrement au cœur, réalisant que la situation était plus grave que je m’attendais, d’après ce que m’avait dit la directrice de l’hôtel, lors de son appel.

Mon père vient en ma direction, les bras pendants le long de son corps, les épaules rabattus en avant comme s’il avait un poids énorme qui les écrasait. Son visage me dévoile une profonde détresse. Il ne cesse de me fixer tout en avançant vers moi. Je vois un homme devenu robot dans une démarche, automate.

Arrivé à ma hauteur, je le prends en mes bras. Il tremble de tout son être et ne peut prononcer un seul mot. Il est tout en sueur et des larmes glissent sur son visage traumatisé. J’essaie de comprendre ce qui a bien pu le mettre dans cet état. Les réponses à mes questions restent muettes.

Un agent de police vient à notre rencontre et nous invite à le suivre, ce que nous faisons. Il nous fait entrer dans la chambre de mon père, tout est sens dessus dessous. Ma première vision me laissa sur un questionnement incompréhensible. Mon père est réticent à me suivre dans la pièce, il me tire vers l’arrière, ce qui me fait le serrer encore plus, contre moi pour le rassurer. Visiblement, cet endroit est la cause de son traumatisme, puisque je sens qu’il a terriblement peur.

L’agent me déclare que seul mon père est sorti de cette unité et qu’apparemment, aucune autre personne n’était avec lui.

-Est-ce que votre père est capable d’un désordre aussi fulgurant? me demande-t-il.

-Nonn! Je réponds indignée, serrant plus fort, mon père contre moi. Vous ne pensez tout de même pas qu’un homme de son âge puisse soulever des meubles aussi lourds, et fracasser une pièce comme ça! C’est impensable, monsieur!

-Je ne sais pas madame, je fais mon travail, je cherche à savoir.

-Bien, faites-le votre travail et laissez mon père tranquille et cherchez ailleurs, ce qui a pu le traumatiser à ce point et trouvez qui a fait tout ce gâchis.

Soudain, mon père horrifié se remet à trembler en tirant sur ma blouse avec insistance, fixant la fenêtre ouverte. Je l’amène hors de la chambre, et l’aide à s’asseoir sur un banc collé au mur du passage tout en le rassurant, puis je retournai sur les lieux.

-Attends-moi ici, papa, je reviens dans quelques minutes.

Le policier cherche à comprendre, il n’a jamais vu une pièce à l’envers comme ce qu’il a devant les yeux. Tout laisse présager qu’une tornade serait passée par là, mais il sait bien que c’est impossible. Il cherche des empreintes, malheureusement, il ne trouve rien de ce côté-là. Impossible, se dit-il, il ne peut y avoir aucune empreinte.

Soudain, il remarque qu’il y a de grosses touffes de poils aux endroits où les meubles ont été retournés, puis des traces de la salive abondante, après les rideaux et les couvertures du lit qui ont littéralement, été déchiquetés.

-Cette enquête est tout un mystère, se dit le sergent se grattant la tête. Je vais faire venir le légiste pour analyser tout ça.

Entre temps, j’ai amené mon père chez moi, car il est certain qu’il ne peut demeurer dans cette chambre, de toute façon il n’a plus rien ressemblant à un lit.

De son côté, le sergent continu son enquête qui le mène n’a rien. Il devra attendre les résultats des analyses.

Deux jours passent et l’enquête ne donne toujours rien.

J’ai déménagé mon père dans un autre hôtel, car, qui aurait voulu retourner chez lui, après un incident de ce genre, même si personne ne savait ce qui s’était passé, sauf mon père. Pourra-t-il un jour, dévoiler ce mystère en nous disant ce qui lui a fait si peur?

Au troisième jour, les autorités viennent me rencontrer disant avoir assurément trouvé ce qui est arrivé chez mon père. Un gros gorille s’est échappé du camion dans lequel on le transportait pour le zoo Amazoo, où il devait se rendre pour faire connaissance avec une femelle gorille, car celle-ci devait calmer ses ardeurs masculines qui le rendaient terriblement agressif. Je comprenais maintenant l’anxiété de mon père, devant la fenêtre ouverte.

-Affaire classée !

Exercice 2:
Vous devez inventer une nouvelle maladie.  Donnez-lui un nom, des symptômes, à qui elle s’attaque et la façon de la guérir.

L’étrangleuse d’orteil.   (30 avril 2020)

 

Cette maladie… non… en fait, ce n’est pas une maladie, c’est une larve, un verre. Cette chose s’attrape sur le bord de l’eau, dans le sable ou dans une terre sablonneuse. C’est une larve qui se glisse sous votre ongle d’orteil lorsque vous vous promenez pieds nus. Vous ne la sentez ni ne la voyez, car elle est microscopique.

Une fois entrée sous votre ongle, elle s’y installe confortablement, et y demeure trois jours, jusqu’à sa transformation en un verre jaune et fin comme un fil, avec la tête pointue.

Transformée, elle commence à se creuser un chemin jusqu’à la basse de votre orteil, vous ne sentez toujours pas de douleur, que de petits picotements non dérangeants. Une fois rendu à la base, le verre se met à s’étirer tout en contournant votre orteil, jusqu’à rejoindre son autre extrémité et à former un anneau, anneau qui va serrer et serrer jusqu’à l’étrangler. Votre orteil gonfle et devient tout rouge. À ce moment, une douleur commence à se faire sentir et devient de plus en plus douloureuse, au point d’en faire tomber votre ongle. Rendu à cette étape, il est déjà trop tard, car en moins de 24 heures, votre orteil devient noir et meurt d’étouffement. Alors, il faut la couper avant qu’elle ne contamine ses 4 autres frères.

Plusieurs grands scientifiques de Montréal ont travaillé d’arrache-pied (c’est le cas de le dire) à chercher un remède qui pourrait détruire cet intrus, avant que ne se produise la dégradation imminente.

Un jour, l’un des scientifiques reçoit un appel téléphonique, d’un jeune fermier du bas du fleuve, qui lui dit avoir guéri ses orteils de l’étrangleuse d’orteil.

L’homme lui raconte comment il fut infecté, et qu’il en était rendu, au stade de perdre un deuxième orteil, et que maintenant, il est guéri, et qu’il croit avoir trouvé le remède pour vaincre cette ordure de larve.

Il explique au chercheur:

-Mardi dernier, je faisais la traite de mes vaches et j’avais d’atroces douleurs au pied gauche. La douleur était tellement lancinante, j’en étais hors de moi. C’est alors qu’instinctivement, j’ai enlevé ma botte et mon bas et j’ai plongé mon pied dans la chaudière de lait à côté de moi. Il était chaud, étant fraîchement trait du pie de ma vache, Barnadette. Eh bien, monsieur, croyez-le ou non, la douleur a diminué graduellement, en quelques minutes. Je suis resté là, le pied dans mon sceau de lait, au moins un bon 10 minutes. J’ai répété ce remède toutes les deux heures, pendant 12 heures. Puis, lorsque je l’ai retiré, au dernier trempage, ben, il était tout désenflé, encore un peu rouge, mais plus aucune douleur. J’ai répété cette posologie pendant deux jours, puis, plus rien. C’était le bonheur, mon cher monsieur! J’ai attendu une bonne dizaine de jours, avant de vous appeler, car, je voulais voir si c’était bien permanent.  Bien monsieur, ça l’est!  Je vous annonce que donc que nous avons un remède pour cette maudite cochonnerie, monsieur le scientifique!

Le fermier avait toujours entendu son père dire que le lait pouvait guérir un clou rouillé entré dans un pied, faire désenfler une paupière, sauver d’un possible empoissonnement. Il lui disait aussi que les meilleurs remèdes se découvrent, souvent, sans vraiment chercher.

 


Jeudi 7 mai 2020
Voici les deux exercices de la semaine:
Exercice 1:
Quand vous lancez un bébé en l’air, il rit, parce qu’il sait que vous l’attraperez.  C’est ça la CONFIANCE.  Écrivez une histoire ayant pour thème la confiance.
LA CONFIANCE RÉCIPROQUE
            Certes, l’enfant nous fait confiance aveuglément à sa naissance, car il est si petit et doit apprendre à faire confiance. Alors, la première personne à qui il va la donné, c’est à vous.Vous l’avez porté, puis l’avez bercé, changé et câliné. De plus, vous lui avez offert votre sein.Il a découvert qu’il pouvait vous faire confiance et il vous met à l’épreuve en autant d’occasions qu’il peut. Par exemple : il sait que s’il tombe, lors de ses premiers pas, vous serez là pour l’aider à se relever. S’il a mal ou peur, il ira vers vous, car il sait que vous réagirez rapidement et qu’il aura des béquées bobo, blotti contre vous.À l’adolescence, il teste de plus en plus votre patience, en vous montrant sa force de caractère pour défier votre autorité. Encore là, il sait qu’il peut avoir confiance en vous, puisque vous n’allez pas vous fâcher, vous allez lui expliquer pourquoi il ne doit pas réagir de certaines façons. À son bal, il vous demandera conseil pour sa robe ou son habit.Plus il avance en âge, plus sa confiance en vous prend une grande place dans sa vie, car vous lui prouvez depuis son enfance qu’il peut avoir confiance en vous pour pratiquement n’importe quoi.

Plus tard, c’est lui qui vous prouve toute la confiance qu’il ou elle a en vous, puisque votre enfant viendra vous présenter son premier amour.  Puis, lors de la naissance de son premier enfant, il sera fier de le mettre dans vos bras, et à l’occasion, il vous confira ce qu’il a de plus précieux dans la vie.

Exercice 2:
Dimanche prochain, ce sera la fête des mères.  Parlez-moi de la vôtre dans un texte qui la mettra en valeur.
Bonne semaine et bonne fête à toutes les mamans et à toutes les femmes. Bisous.

Jeudi le 14 mai 2020

Exercice 1:

Vous devez compléter les 2 phrases suivantes, soit en prose ou en vers selon votre inspiration du moment (thème libre)

«La vie est étrange avec ses détours

Nous l’apprenons tous un jour» …..

 

Exercice 2:

 

Vous avez trouvé une lettre dans votre boîte aux lettres et vous l’avez ouverte.  Mais cette lettre ne vous était pas adressée.  De qui était-elle? Que contient-elle? À qui était-elle adressée?.

Faites une belle histoire de cette lettre.

Jeudi 21 mai 2020

Comme d’habitude, à la fin de la saison d’écriture, on se rend au restaurant pour se réunir une dernière fois et papoter ensemble dans un décor moins formel.

 

Vous devez donc imaginer dans quel restaurant on se rendrait, qui serait là, qu’est-ce-que vous mangerez, que vous boirez, quel sera votre dessert, quelle sera l’ambiance, le service, les jeux et que se dira-t-on à la fin du repas.

 

Bon dernier atelier.

 



CONTE

Voici le canevas pour l’écriture du chapitre 1:

Les personnages discutent du problème de l’émir de Kadash.  La sultane écoute, dissimulée derrière une fenêtre grillagée qui donne sur la salle du Conseil.  Pour lier les deux familles, on suggère de demander la fille de l’émir en mariage et d’inviter son jeune fils à devenir l’écuyer de Karim.

 

Le défi en réalisant votre texte d’une page environ ou moins est de faire intervenir les cinq sens (toucher, odorat, goût, vision et audition).


L’exercice de cette semaine est de choisir deux personnages dans la liste des personnages et de décrire leur apparence physique (taille, allure générale, cheveux, etc.), leur caractère (leur manière d’être, qualités, défauts, etc.)


Chapitre 3

Le Général Al-Din arrive à Kadesh.

– Décrivez son arrivée et sa réception par l”Émir Kamel bin Abdoul

– Ce dernier lit la lettre demandant la main de Soraya pour Karim, le fils du sultan.

Écrivez cette lettre.

– Quelle est la réaction de l’Émir devant cette demande: ce qu’il en pense vraiment et ce qu’il dit à l’ambassadeur.


Le canevas pour le chapitre 4 est le suivant :

–Durant le festin, l’Émir de Kadesh présente Soraya aux ambassadeurs.

-Al-Din est subjugué par Soraya, en devient amoureux

-Fatma chante une chanson qui parle d’un amour perdu.

-Quels sont les plans futurs de l’Émir?

 

Les textes sont dus pour le 14 juin.

Bien entendu, tous peuvent participer à cet exercice.

Bonne écriture!

Yves Dion

 

1Commentaire
  • Céline Larouche/ 18.05.2020Répondre

    Bonjour Paulyne, tu as dû avoir du temps pour créer d’autres oeuvres d’art dans cette période de confinement. C’est malheureux qu’on n’en voit pas de photos.Tes textes sont souvent plein de tendresse. Le texte sur l’étrangleuse d’orteils m’a cependant fait frémir. Je vais garder beaucoup de lait à la maison, au cas ou…

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