Normand Maletto

Jeudi 2020-04-09
Exercice 1:  Vous venez de découvrir les lettres «P» et «C» dans votre sac (pour les femmes) et votre mallette (pour les hommes).  Trouvez le plus d’objets possibles qui commencent par ces lettres et qui se trouvent dans votre sac ou mallette.

 

Papier, peigne, photocopie, portefeuille, portable, prophylactique…

Crayon, calculatrice, calepin, condom, carnet, cartable, catalogue, copie, composition…

 

Exercice 2:

À l’aide d’au moins 4 ou 5 de ces objets, écrivez une histoire qui mettra en vedette votre artiste ou sportif préféré.

 

Il fut celui qui fit la différence, Il osa plus que tout le monde dénoncer la « bêtise humaine » dans le monde. Chacune de ses chansons est une histoire en soi, la description d’une situation où le sentiment humain est profond. À tous les jours il prenait son crayon et son calepin pour décrire sur le papier une copie de cette réalité humaine. Dans «Ces gens-là » il décrit ce type qui n’a jamais vue un «peigne», chaque composition a son enveloppe musical indissociable du texte que se soit la « Valse à mille temps» «Le port d’Amsterdam»  ou « Les vieux». On l’appelait le « Grand Jacques» Vous aurez compris que je parlais de Jacques Brel!


Jeudi 2020-04-16
Exercice 1:  Décrire un moment ou un événement dans la journée d’une personne très très, mais très distraite.

 

Qu’est-ce que je venais faire ici? Voyons! Combien de fois je me pose cette question dans une journée! Est-ce cela vieillir? Je me répète tous ce que je veux acheter à l’épicerie mais je ne me fais pas de liste. VOYONS DONC! Je vais m’en souvenir! Mais non! j’ai oublié le pôt de moutarde. Moi qui voulais me faire des hot-dog ce soir au BBQ! Ce sera pour une autre fois et la prochaine fois je me ferai une liste! Espérant que je ne l’oublierai pas! Croyez-moi…je l’ai oublié! Mais l’autre jour j’y ai pensé. J’ai donc pris un papier et un crayon pour mettre sur ma liste ce que je voulais acheter. J’ai réussi à acheter tous ce que j’avais mis sur ma liste. BRAVO! Mais après, de retour chez moi, je me suis rendu compte que j’avais oublié de mettre sur ma liste certains produits! Mer…! J’ai donc décidé d’épingler une liste mémoire sur la porte de mon réfrigérateur! Ainsi à chaque fois que je penserai à un produit que je veux acheter, je l’inscrirai sur ma liste. BRILLANT! Je l’installerai aussitôt que j’aurai terminé mon devoir littéraire. Espérons que je ne l’oublierai pas!!!!! Bon, qu’est-ce que j’étais en train de faire déjà???

 

Exercice 2:

En cette période de confinement, décrivez une activité que vous avez réalisée ou que vous voulez réaliser, mais que vous remettiez toujours à plus tard… quand vous auriez le temps.

 

Lorsque j’ai emménagé dans mon appartement actuel, j’en ai profité pour refaire la peinture du salon et de la cuisine. Maintenant j’aimerais poursuivre en décorant mon bureau et ma chambre à coucher. Je veux repenser l’organisation de mon bureau afin de le rendre plus pratique (et probablement plus à l’ordre!!!) mais je n’ose me l’admettre.

Je veux également décorer la tête de mon lit avec un appliqué décoratif collé directement sur le mur. J’ai également un meuble en trois parties dont l’un me sert pour placer la vaisselle d’origine que j’ai rapportée lors de mes multiples voyages en Tunisie. Les deux autres servent à placer mes livres et mes documents que je conserve par attachement émotif seulement. Je désire réaliser ce projet en mai avant que les grandes chaleurs arrivent au moment où je pourrai quand même ventiler ces deux appartements la nuit. Gros projet! ESPÉRONS…


Jeudi 2020-04-23

Exercice 1:

À partir de la photo dans le fichier joint,  imaginez une histoire ou peut-être un souvenir qui vous rappelle «l’ancien temps». (Merci à Pauline pour la suggestion de cet exercice).

 

Odeur de cuisine

Odeur d’antan

Souvenir d’un enfant

Goûtant aux tartines

 

Feux de bois

Odeur de l’érable

Chaleur de la table

Se sentir chez soi

 

Ambiance familiale

Sentiment de bien-être

Esprit de bancal

Esprit des fêtes

 

Union des âges

Union des dames

Pain de ménage

Doigt de dame

 

Canin gardien

Chaperon amical

Toutou pour les siens

Membre familial

 

Lumière du matin

Lueur des espoirs

Simplicité obligatoire

Pour le meilleur festin

 

Exercice 2:

Imaginons qu’on a tous et toutes le même ami qui s’appelle Bertrand Dufour.  C’est aujourd’hui le jour de son anniversaire.  De quoi sera faite sa journée?

 

6h30 du matin, Bertrand se réveille lentement. Il a mal dormi sachant que ce serait sa fête ce matin.  Rapidement il prend une douche et à la sortie de celle-ci, avale sa première gorgée de café. Déjà son portable (téléphone) sonne pour un texto. Quelques amis lui en ont envoyé un pour lui souhaiter bonne fête. Faut dire qu’avec FaceBook, il est facile de programmer d’avance le tout de manière à ne pas oublier la fête d’une connaissance. C’est quand-même pratique.

Bertrand est aussi membre de LinkDin. En voulant le consulter, il prend connaissance de tous les contacts qui lui souhaite « Bonne Fête». En une heure il aura reçu plus de 23 souhaits de bonne anniversaire de naissance en comptant sa banque et sa carte de crédit. Mais pas de cadeau de leur part!

Arrivé au bureau, il trouve sur sa table une carte de bonne fête signé de la part de ses collègues. Plusieurs lui souhaitent un joyeux anniversaire en passant devant son bureau sans pourtant s’y arrêter. Tous sont très occupés à faire leur travail!

Ainsi se poursuit sa journée jusqu’au soir. Revenu à la maison, Bertrand se commandera un «take-out» ce qui sera son cadeau personnel.

Bonne fête Bertrand! Quel âge as-tu maintenant?


Jeudi 30 AVRIL 2020

 

Exercice 1:

 

La même phrase de départ pour tous.  Vous faites un texte sur le thème d’une enquête policière.  La phrase de départ est:  «Dès que j’aperçus mon père dans le hall de l’hôtel………………………

 

La mort d’oncle Franck

 

Dès que j’aperçus mon père dans le hall de l’hôtel, j’étais heureux de le voir et de savoir qu’il avait finalement accepté de venir à mon mariage. C’est donc avec un grand sourire que je l »accueilli dans mes bras et l’embrassé sur les deux joues comme ferait tout bon fils italien à son père. Mais je sentis immédiatement la froideur de sa part en ce sens qu’il ne réagit pas comme d’habitude. Je compris qu’il se passait quelque chose de « pas normale »!
« cosa sta succedendo papà? » Que se passe-t-il papa?
Il se mit aussitôt à pleurer! Quelque chose de grave venait d’arriver mais QUOI?
J’ai dû attendre qu’il arrête de pleurer pour qu’il puisse parler.  Mais il hoquetait tellement que je n’arrivais pas à saisir ce qu’il voulait me dire. Il répétait sans cesse « mama! » « mama! » en parlant de ma mère.
– Oui qu’est-ce qu’elle a maman, ou est-elle?
– Elle a tué ton oncle Franck.
– Hein? voyons maman peut pas avoir fait ça!
– Oui la police est chez nous, elle cherche à savoir ce qui s’est passé!
– Mais qu’est-ce que tu fais ici? La police t’a laissé partir?
– Non je me suis sauvé de la maison. Je ne savais pas quoi faire!
Ouinn! au « yable » le mariage! J’avais l’impression que le ciel venait de me tomber sur la tête!
Quoi faire?
Appeler immédiatement ma future? Quoi lui dire? J’invitai mon père à s’asseoir  dans le hall afin de prendre le temps de réfléchir. Je sentais qu’on nous observait. Les gens devaient sentir qu’il se passait quelque chose de grave.
– Papa dit-moi comment ça s’est passé, comment c’est arrivé?
– Ton oncle Franck discutait avec ta mère et tu sais comment elle ne l’apprécie pas. Fatigué de les entendre se disputer, je suis sorti pour démarrer l’auto pour qu’elle se réchauffe. ( c’était l’hiver au mois de janvier. Il faisait au moins -20C ).
– Pis?
– Quand je suis revenu. ton oncle Franck était couché par terre et ta mère était dans tous ses états. J’ai décidé de venir ici pour avoir ton aide…il se remit à pleurer abondamment.
Un peu gêné devant les gens je décidai de convaincre mon père à revenir chez lui mais en utilisant mon véhicule. En fait je ne lui ai pas laissé le choix. Il me suivi et nous partîmes tous les deux chez lui.
En arrivant chez mes parents, deux autos de police étaient déjà en place. En entrant dans la maison, il y avait 4 policiers qui se promenaient partout, mon oncle était étendu sur le tapis du salon et ma mère pleurait doucement assise dans son fauteuil. Elle ne réagit pas à mon arrivée ainsi que celle de mon père. Un policier vint à notre rencontre nous demandant de nous identifier. Je lui expliquai la raison de notre présence et le fait que mon père était venu me rejoindre à l’hôtel. Aussitôt un autre policier arriva, il était plus âgé, je compris qu’il était chargé de l’enquête. Je lui expliquai que je devais me marier ce jour même, que ces événements venaient de chambouler ma journée (et ma vie!!!) et lui demandé la permission d’appeler ma future femme. Il m’accorda cette permission en me demandant de ne prendre que 5 minutes tout au plus pour le faire. Ce qui fut fait.
Par la suite il questionna mon père dans la cuisine en m’interdisant d’intervenir. Cela dura une bonne demi-heure. Lorsqu’il en eut fini avec mon père, il m’amena dans la cuisine pour m’interroger à mon tour. Ce fut d’assez courte durée. Il me questionna surtout sur la relation de ma mère avec mon oncle Franck. Je constatai rapidement que ce policier en avait vu bien d’autre et qu’il percevait clairement la situation plus rapidement que je l’aurais fait. Je lui confiai ce que mon père m’avait dit : que ma mère avait tué mon oncle. Il eu un sourire compréhensif. Il m’informa alors qu’il attendait le coronaire afin de confirmer le décès de mon oncle, qui, selon lui, était mort d’une crise du cœur mais que ceci restait à être confirmé par le coronaire. Je lui demandai alors si il croyait que c’était ma mère qui l’avait tué comme mon père me l’avait affirmé. Il eu un large sourire et m’expliqua qu’une personne comme ma mère n’avait certainement pas tué mon oncle, que le coronaire confirmerait ses dires et que je n’avais pas à m’inquiéter outre mesure. Il me demanda cependant de rester et d’attendre l’arrivé du coronaire et des pompes funèbres qui viendraient chercher le corps. Il proposa d’appeler une ambulance pour ma mère pour qu’elle soit examinée à l’hôpital…
Ce n’est qu’après les funérailles que je pu me marier mais ce ne fut certainement pas les noces que j’aurais espérés.
J’aimais bien mon oncle Franck. Il ressemblait comme deux gouttes d’eau à mon père quoique plus âgé.

 

Exercice 2:

 

Vous devez inventer une nouvelle maladie.  Donnez-lui un nom, des symptômes, à qui elle s’attaque et la façon de la guérir.

 

C’est apparu on ne sait d’ou ni comment! Un jour des gens se sont mis à avoir des irruptions cutanées sur la peau. Ça commençait par de simples rougeurs. Par la suite, ces rougeurs se développaient en un petit bouton dont le sommet prenait une couleur bleu-vert.  Cette couleur s’estompait avec le temps. Ça pouvait prendre de un à deux mois pour disparaître complètement. Ce qui était embarrassant avec cette maladie était l’apparence qu’elle donnait aux gens qui l’avait. Au pire de l’infection, le visage d’une personne pouvait devenir bleu-vert un peu comme la couleur d’un hématome. Pourtant, toutes ces personnes infectées ne s’étaient aucunement  battues ou avaient reçu des coups de quelque manière que se soit.
Les spécialistes et professionnels de la santé se mirent à étudier cette situation. Le problème: ils avaient beau chercher mais ne connaissaient aucunement la cause d’une telle maladie. Ce n’était ni viral, ni microbienne, ni alimentaire. Tous se perdaient en conjecture! Certains affirmaient  qu’il s’agissait d’une maladie psychosomatique, d’autres suggéraient une cause comportementale dont le mental lui-même déterminait son apparition.
Le mal se répandait de plus en plus peu importe la race et l’ethnie de la personne. Elle s’attaquait à tous sauf les enfants de moins de 6 ou 7 ans. Quelques rares cas chez des enfants de plus de 8 ans ou moins de 5 ans.
Les personnes atteintes ne faisait pas de fièvre, ne toussait pas, n’avaient pas mal à la tête. Après un certain temps on se mit à remarquer que les personnes atteintes changeait de comportement. Elles devenaient plus taciturnes, s’isolaient, ne communiquaient plus avec leurs proches. Elles devenaient asociales et pratiquaient une forme de confinement personnel.
Les chercheurs essayèrent alors de trouver des liens entre cette maladie et ces comportements sociaux.
Un jour l’idée vint d’un jeune chercheur, sans paradigme ni archétype qui se mit à analyser la couleur même de ces boutons ou tumeurs. Ce qui le fascinait: c’était essentiellement la couleur ou plutôt l’évolution de la couleur chez les patients. Il les questionna sur leurs habitudes de vie quotidienne. Il découvrit quelque chose d’étonnant. La grande majorité sinon la totalité de ceux et celles atteintes de cette maladie étaient des mordus d’un jeux électronique qui ne fonctionnait qu’avec un type d’écran. Cet écran produisait une onde spécifique qui permettait de donner un réalité plus grande que nature au jeux. Il découvrit que ce type d’onde, alors inconnu ou très peu utilisé interférait avec la rétine de l’œil et enclenchait un processus  connu du cerveau: le système nerveux autonome qui contrôle les processus physiologiques internes, comme : la tension artérielle. le rythme cardiaque et la fréquence respiratoire. La température corporelle. Rapidement il fit le lien entre la captation de ce type d’onde et les ondes cérébrales et les états physiques et émotionnels auxquels elles correspondent : les ondes Alpha késako!
En changeant le type d’écran ou en utilisant un verre filtrant ce type d’onde, les symptômes disparaissaient  rapidement. On appela cette maladie la  » Késako ondulante cornus arienna« .

Jeudi 7 mai 2020
Voici les deux exercices de la semaine:
Exercice 1:
Quand vous lancez un bébé en l’air, il rit, parce qu’il sait que vous l’attraperez.  C’est ça la CONFIANCE.  Écrivez une histoire ayant pour thème la confiance.
La confiance de l’enfant-sauvage
L’enfant-sauvage (c’était le nom que lui avaient donné les villageois) sorti de sa petite cabane tôt le matin. Il entreprit de faire le circuit du matin, celui qui lui fournissait sa nourriture matinale. L’enfant-sauvage avait survécu à la guerre. Il avait perdu ses parents et tous ses frères et sœurs. Il était devenu l’orphelin du village. Depuis ce jour il ne faisait confiance à personne sauf à certaines personnes du village. En sortant de sa petite cabane, ce matin-là,  il aperçu assis sur un banc, à proximité, un homme d’un certain âge. C’est le nom qu’il lui donna à ce moment-là. De retour, avant de pénétrer dans sa petite cabane, il remarqua que le « monsieur d’un certain âge » n’était plus là. Il en fut soulagé sans en comprendre la raison.
Le lendemain matin sortant de sa petite cabane plus tard que d’habitude, il aperçut le « monsieur d’un certain âge »  assis sur le même banc. Se méfiant de lui parce qu’il ne le connaissait pas, il prit soin de ne pas trop le regarder. Il ne voulait pas trop se faire remarquer et ainsi protéger sa sécurité.
Lors de son retour, le « monsieur d’un certain âge » n’était plus là et en fut soulagé encore une fois.
Deux jours passèrent sans que le « monsieur d’un certain âge » n’apparaisse. Le jour suivant, en sortant de sa petite cabane, le « monsieur d’un certain âge' » était revenu. L’enfant-sauvage eu un sentiment étrange, autant cela le dérangeait, autant il en était content. Mais il n’en fit rien et se dépêcha de déguerpir pour aller chercher son repas que lui donnait les villageois. De retour et pressé d’avaler son repas, il remarqua que le « monsieur d’un certain âge » était encore là.  Il diminua raidement son air  d’aller et se sentit désemparé. Que devait-il faire? L’ignorer ou s’en préoccuper? Mais il n’eut pas le temps de réagir  le « monsieur d’un certain âge » lui adressant la parole:
– Tu as eu une bonne récolte? lui demanda-t-il?
Désemparé, l’enfant-sauvage se sauva précipitamment dans sa petite cabane pour disparaître. À l’intérieur son cœur battait rapidement. Il eu encore un sentiment étrange. Était-ce de la peur ou…quelque chose d’autre?
Le lendemain, en sortant de sa cabane le « monsieur d’un certain âge » était là. L’attendait-il? Il ne put s’empêcher de le regarder, Aussitôt le « monsieur d’un certain âge » lui dit: « ALLO! ».
Surpris par cette réaction, il ne put s’empêcher d’y répondre :
– « ALLO » lui répondit-il
le « monsieur d’un certain âge » comprit que le contact venait de s’établir.

Pendant plusieurs jours, l’enfant-sauvage fit semblant de la pas le voir comme s’il voulait qu’il n’existe pas. Un jour le « monsieur d’un certain âge » le surpris à la sortie de sa cabane en lui demandant
-« Comment t’appelles-tu?
Rapidement l’enfant-sauvage lui répondit
-SWAMMI
L’enfant-sauvage le regretta immédiatement, car il venait d’établir un lien personnel avec le « monsieur d’un certain âge ». Que faire? Il ne pouvait plus l’ignorer, il lui avait confié son nom. C’est à ce moment-là que commença à s’établir ce lien mystérieux de la « confiance ». et le « monsieur d’un certaine age » le comprit immédiatement. C’est ce qu’il voulait car sa raison de vivre était d’aider les enfants orphelins dans les pays dévastés par la guerre.
La confiance est une chose qui prend du temps à s’établir mais qui se perd très rapidement si on ne lui porte pas attention.

Exercice 2:
Dimanche prochain, ce sera la fête des mères.  Parlez-moi de la vôtre dans un texte qui la mettra en valeur.

MÈRE

Tu l’auras été un jour

Et ce fut pour toujours

Le devenir fut-il ton choix

Y penses-tu parfois

 

Pourtant je proviens de tes entrailles

Et de ce fait nous sommes liés

Pour toujours et tous les jours

Par cette attache charnelle de l’amour

Qui fut au tout début de mon bercail

Ou je n’ai jamais mieux ressenti la sécurité

 

Que serais-je devenu

Sans histoire, sans berceau

Sans même être né nu

Sans avoir connu ta peau

 

Tu fus de mon passé

Celle que je découvris en premier lieu

La première femme qui me prit dans ses bras

Avec des gestes délicats

Avec amour comme si j’étais ton dieu

Découvrant ce nouveau-né

 

Puis le temps s’écoula

Est-ce moi, est-ce toi

Quoiqu’il en soit

Nous en sommes déjà plus là

Te souvient-il encore

Combien j’étais petit

Pareil à cet oisillon

Qui, un jour, prit son envol pour la vie

Si proche étaient nos corps

Si forte était notre union

 

L’amour de la mère

Est le plus grand mystère

Autant sur cette terre

Que dans tout l’univers!

 

Bonne semaine et bonne fête à toutes les mamans et à toutes les femmes. Bisous.

Jeudi le 14 mai 2020

Exercice 1:

Vous devez compléter les 2 phrases suivantes, soit en prose ou en vers selon votre inspiration du moment (thème libre)

La vie est étrange avec ses détours 

Ne serait-ce qu’un changement dans notre simple itinéraire du jour

Ou encore un événement majeur qui nous entraîne dans une folle aventure

Tout être humain recherche la tranquillité si ce n’est que pour un jour

Et la conserver pour toujours devient souvent une vrai torture

Ce n’est pourtant l’unique raison qu’ici nous tous sommes venus

 

On a beau être tous les jours à la recherche de ce moment

Avec tous nos efforts on le trouve parfois un instant

Et même si on fait tout pour le conserver tout ce temps

On n’arrive jamais à le maîtriser totalement et pour toujours

Continuant à le rechercher partout, à chaque jour

Comme à la pêche, on espère attraper ce poisson

Le bonheur devient alors notre seule passion

 

Ce n’est qu’en vieillissant, qu’après tous ces efforts

Ces pertes et ces retours prennent un certain sens

Et ce sens de la vie demeure en nous jusqu’à la mort

Cette fin ou on s’attend à trouver la munificence

Ce que l’on ne peut atteindre que par l’amour

Et cela « Nous l’apprenons tous un jour» …..

 

Exercice 2:

 

Vous avez trouvé une lettre dans votre boîte aux lettres et vous l’avez ouverte.  Mais cette lettre ne vous était pas adressée.  De qui était-elle? Que contient-elle? À qui était-elle adressée?.

Faites une belle histoire de cette lettre.

 

Jeudi 21 mai 2020

Comme d’habitude, à la fin de la saison d’écriture, on se rend au restaurant pour se réunir une dernière fois et papoter ensemble dans un décor moins formel.

 

Vous devez donc imaginer dans quel restaurant on se rendrait, qui serait là, qu’est-ce-que vous mangerez, que vous boirez, quel sera votre dessert, quelle sera l’ambiance, le service, les jeux et que se dira-t-on à la fin du repas.

 

Bon dernier atelier.



CONTE

Ce matin-là, il convoqua un conseil : le Grand Vizir Rachid Chourba, son général en chef Muhammad al-Din, son fils de 20 ans Karim, et son conseiller privé, le sage Abraham ben Gour, un juif de Bagdad dont il appréciait le franc-parler.

Les personnages discutent du problème de l’émir de Kadash.  La sultane écoute, dissimulée derrière une fenêtre grillagée qui donne sur la salle du Conseil.  Pour lier les deux familles, on suggère de demander la fille de l’émir en mariage et d’inviter son jeune fils à devenir l’écuyer de Karim.

  • Bon! j’ai décidé ce matin de régler le problème de Kamel.
  • Ben voyons dont! dit Karim qu’on surnommait Karouge-in car il était du type « roux » ce qui le distinguait du reste de la tribu.
  • Tu ne vas pas encore recommencer ta crise à la western? (Kadesh était un territoire loin à l’ouest)
  • Parle lui Arachid (c’était le surnom de Rachid Chourba le Grand Vizir) Tu vois bien qu’il recommence sa phobie des grandeurs.
  • Arachid n’osa pas contredire le grand Vizir, la dernière fois il l’avait envoyé nager avec les crocodiles. Il avait failli y perdre une jambe.

C’est Muhhamad al-Din qui se risqua en disant

  • Maître! ne pensez-vous pas qu’il est trop tôt dans la saison pour entreprendre une telle aventure. De plus vous devez préparer votre 25 ième anniversaire de mariage avec votre épouse Fatma que le Sultan appelait avec tendresse MaFlatez. C’était la seule des épouses à savoir flatter le Sultan dans le bon sens du poil!

Le sultant Abdullah bin Ali sentit la soupe chaude à ce sujet, jeta un regard désespéré sur son fils! Je vais consulter mon grand père à ce sujet. Son grand père était le TERRIBLE  et très connu IZNOGOOD!

  Plusieurs visages devinrent blêmes et on senti nettement l’odeur de la peur, odeur caractéristique qui se rappoche de celui de la moufette.

Pendant ce temps, MaFlatez écoutait cachée derrière une fenêtre grillagée. Elle se dit en elle-même, il va encore falloir que je m’en mêle avant qu’il ne soit trop tard. Mais ce n’était pas la première fois que cela arrivait. C’est lorsque qu’elle entendit Abraham Ben Gour suggérer au sultant de marier son fils à la fille de Kamel bin Abdoul, Émir de l’oasis de Kadesh communément appelé le « Camel western »! MaFlatez en avait assez et il était temps d’agir avant qu’il ne soit trop tard. Mais elle devait agir avec précaution si elle ne voulait pas gâcher son 25ème anniversaire de mariage. Ce que les autres femmes du Harem seraient bien heureuses de lui enlever ce plaisir!


L’exercice de cette semaine est de choisir deux personnages dans la liste des personnages et de décrire leur apparence physique (taille, allure générale, cheveux, etc.), leur caractère (leur manière d’être, qualités, défauts, etc.)

 

  Abdullah bin Ali, Sultan de Al-Ksandra, 45-50 ans (labineaahli) etFatma, sultane et première épouse, 37 ans (MaFlatez)
Labineaahli était le surnom du sultan. C’est l’un de ses oncles qui lui avait donné lorsqu’il était jeune. Abdullha aimait beaucoup les plats de lentilles mais sa digestion en souffrait par des flatulences interminables. Il était plutôt petit, moins de 160 cm et un peu rondelette. Sa première épouse fut surtout attirée par sa grande barbe qui la chatouillait. Par contre il avait peu de cheveu. Il remplissait mal son rôle de sultant n’étant peu sévère et manquant de confiance en lui-même, sa dominance sur son royaume fut assez faible. Son sultanat fut médiocre au grand désespoir de son grand père Le Vizir IZNOGOOD . Par contre il fut apprécié par son peuple et son entourage. Ses conseillers savaient bien le conseiller mais il ne comprenait pas toujours les artifices et les méandres du pouvoir, ce qui désespérait souvent ses proches. Souvent c’était sa première épouse qui s’occupait de réparer ses gaffes.

 

Fatma, sultane et première épouse était assez jolie. Elle l’avait épousé pour le pouvoir. Elle était plus intelligente que lui sans pourtant lui faire sentir. Elle avait le tour d’avoir raison dans des situations difficiles mais à l’occasion elle le laissait s’embourber dans certaines situation pour le sauver à la dernière minute. Elle s’était aussi arrangée pour le choix des autres épouses de manière à conserver son pouvoir sur elles. Souvent on l’appelait  » Bonemine » épouse de Abraracoursix un conte très populaire de l’occident.

 

Soudain sortit de sa bouche le poème suivant…
han a mddn asafar illa gh umarg immim
Sachez que la poésie est une potion magique ;
nttan a igan ssabun issiridn ulawn
Tel un savon, elle purifie des chagrins nos coeurs

Rays Said Outajjajt


Chapitre 3

Le Général Al-Din arrive à Kadesh.

– Décrivez son arrivée et sa réception par l »Émir Kamel bin Abdoul

– Ce dernier lit la lettre demandant la main de Soraya pour Karim, le fils du sultan.

Écrivez cette lettre.

– Quelle est la réaction de l’Émir devant cette demande: ce qu’il en pense vraiment et ce qu’il dit à l’ambassadeur.


Le canevas pour le chapitre 4 est le suivant :

–Durant le festin, l’Émir de Kadesh présente Soraya aux ambassadeurs.

-Al-Din est subjugué par Soraya, en devient amoureux

-Fatma chante une chanson qui parle d’un amour perdu.

-Quels sont les plans futurs de l’Émir?

 

Les textes sont dus pour le 14 juin.

Bien entendu, tous peuvent participer à cet exercice.

Bonne écriture!

Yves Dion

 

11Commentaires
  • richard latour/ 19.05.2020

    Bonjour,Normand, pas grave que tu es envoyé mon texte de la vie est étrange à Yves Dion, le principal est que je ne l’ai pas écrit pour rien. Continu ton beau travail.Merci LOL

  • Manon/ 18.05.2020

    Quelle imagination débordante!

  • Manon/ 18.05.2020

    Quelle

  • Normand/ 18.05.2020

    Merci beaucoup pour ton commentaire. C’est très apprécié.

  • Céline Larouche/ 17.05.2020

    Bonjour Normand, on reconnait bien le Normand de nos ateliers dans tes textes , l’humour, le réalisme, l’imaginaire, la quête de sens, …
    Bravo!

  • Normand/ 11.05.2020

    Certainement YES!!!

  • richard latour/ 11.05.2020

    Avec Iznogood et Bonémine, tu nous dis que la vie n’est pas toujours sérieuse. Un vrai plaisir. On lâche pas ça va bien aller.

  • Normand/ 09.05.2020

    Merci, c’est très gentil de ta part.

  • Ghislaine/ 09.05.2020

    C’est plein d’humour….ça fait du bien de rigoler

  • Normand/ 09.05.2020

    GOOD!

  • richard latour/ 09.05.2020

    Merci, Normand tout fonctionne

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