Ghislaine St-Cyr

Jeudi 2020-04-09

 

Exercice 1:  Vous venez de découvrir les lettres «P» et «C» dans votre sac (pour les femmes) et votre mallette (pour les hommes).  Trouvez le plus d’objets possibles qui commencent par ces lettres et qui se trouvent dans votre sac ou mallette.

 

Exercice 2: À l’aide d’au moins 4 ou 5 de ces objets, écrivez une histoire qui mettra en vedette votre artiste ou sportif préféré.


Jeudi 2020-04-16

 

Exercice 1:  Décrire un moment ou un événement dans la journée d’une personne très très, mais très distraite.

 

Un homme distrait

Par un matin de soleil radieux, mon homme mit le pied par terre et, en sortant du lit, crac, un bruit incongru dérangea les derniers relents du sommeil qui m’habitait. Après un regard curieux, je constatai que ses lunettes de lecture venaient d’être allègrement écrasées. Avec une moue coupable ,il me Jetta un regard avec un froncement de sourcils et, éberlué, il éleva les épaules comme dans un signe de « tant pis, trop tard ».

Il glissa donc dans ses pantoufles, après avoir tiré deux bas disparates de dessus son bureau,puis, avec lenteur, se releva en me présentant une culotte de pyjamas sans devant-derrière, les cordons d’attaches pendaient entre ses deux fesses. Bon, la journée débute bien pensais-je……qu’à cela ne tienne, le voilà à la recherche de ses appareils auditifs puis de ses lunettes de vue.

Cherche,et recherche pour enfin les découvrir dans un tiroir de son secrétaire. Maintenant qu’il voyait et entendait, il se dirigea vers la cuisine pour le petit-déjeuner. Après avoir ingurgité un jus de fruits, il se mit à la recherche de son beurre d’arachide en tenant le frigo bien ouvert, fixant lunatique la tablette du centre. « Hello la terre » lui dis-je, le beurre d’arachide est dans l’armoire comme toujours . Ah ! c’est vrai ! je suis dans la lune…..! comme à ton habitude lui dis-Je . Bon, petit déjeuner terminé, le voilà à la recherche de son IPhone puis de son porte-feuille. Quinze minutes s’écoulent quand j’entends « Eurequa » les deux objets sont entre ses mains ouf….un peu de repos……mais fausse alarme ! As-tu vu mes clés de voiture qu’il me demande ,elles étaient sur le meuble de l’entrée hier…….je pensai qu’entre hier et aujourd’hui il y avait tout un monde. Prenant pitié je décidai donc de l’assister dans ses recherches. Devinez quoi……? Ces dernières trônaient bien en vue sur le contact de la voiture.

N’en pouvant plus, je m’habillais à la hâte et sortais en coup de vent pour échapper à ce « Jean de la lune » du moins pour la prochaine heure.

 

Exercice 2:  En cette période de confinement, décrivez une activité que vous avez réalisée ou que vous voulez réaliser, mais que vous remettiez toujours à plus tard… quand vous auriez le temps.


Jeudi 2020-04-23

Exercice 1:

À partir de la photo dans le fichier joint,  imaginez une histoire ou peut-être un souvenir qui vous rappelle «l’ancien temps». (Merci à Pauline pour la suggestion de cet exercice).

 

Un souvenir de jadis

Le bon vieux temps ! Ah comme j’ai quelques fois la nostalgie de ce temps……

Grand-mère assise dans sa berceuse accordant ses mouvements en pelant les belles pommes que nous récoltions en chantant lors des belles journées d’automne.

Maman à la préparation du bon pain qui embaumait toute la maison et que dire de ses pâtisseries et pâtés à la viande.

Le poêle à bois qui n’en finissait plus de ronfler et de réchauffer nos corps et nos cœurs.

Le chien Buddy bien campé sous la table suivait d’un air alangui toutes nos activités en espérant lui aussi recevoir une infime partie de ce festin de nourriture.

Le bon vieux temps….oui le temps où nous vivions au rythme des jours et des saisons.

Ce temps des amours et des rires cristallins qui illuminaient nos vies et nous créaient des espoirs de mariage et de famille nombreuse.

Ah mon bon vieux temps comme tu étais rempli de charmes innocents , merci de me permettre tous ces merveilleux souvenirs .

 

Exercice 2:

Imaginons qu’on a tous et toutes le même ami qui s’appelle Bertrand Dufour.  C’est aujourd’hui le jour de son anniversaire.  De quoi sera faite sa journée?


Jeudi 30 AVRIL 2020

 

Exercice 1:

 

La même phrase de départ pour tous.  Vous faites un texte sur le thème d’une enquête policière.  La phrase de départ est:  «Dès que j’aperçus mon père dans le hall de l’hôtel………………………

 

ENQUÊTE POLICIÈRE

 

Des que j’aperçus mon père dans le hall de l’hôtel, je n’ai eu d’autres réflexes que de lui sauter au cou. Papa ! En le touchant partout, je m’assurais qu’il n’était pas blessé. Quoique blanc comme un drap il reprit parole en me disant : ‘ je l’ai échappé belle mais pas de mal….les braqueurs m’ont raté mais avant de prendre la fuite ont détroussé tous les occupants du hall moi y compris et pris de panique ont abattu le portier de l’hôtel.

Le sergent détective Anuncio arriva en trombe avec à ses trousses son escouade et une meute de journalistes. Ces derniers furent repoussés jusqu’à la barrière érigée,ne donnant accès au hall qu’aux représentants de la loi .

Allongé sur le dos dans une mare de sang, gisait le pauvre bougre qui s’était fait abattre de 3 coups de fusil mortels.

Anuncio prit donc d’assaut le hall de l’hôtel demandant aux témoins de s’aligner en face du comptoir de la réception. Un à un ceux-ci furent questionnés pour tracer le portrait robot de ces malfaiteurs.

Après étude des lieux et la découverte de certains indices ( traces de pas, cheveux et étude balistique ), Anuncio sut qu’il avait affaire à la bande à Bonneau , ces derniers ayant perpétré plusieurs vols à main armée depuis 1 an. Il déploya donc son escouade vers les lieux présumés de leur repaire.

D’un coup de gourdin, Anuncio fit sauter la serrure s’introduisant dans ce lieu sombre et puant avec la plus grande prudence. Un bruit sourd lui parvînt, les badauds se sauvaient par le sous-sol empruntant le tunnel donnant accès à la ruelle. Fusil au poing, suivi de sa troupe d’intervention, tous se précipitèrent au sous-sol et purent attraper la jambe du dernier fuyard.

Et voilà après menaces et entourloupettes , Sergio chef de gang ,cracha le morceau et la bandes fut démasquée et embarquée pour une longue très longue période d’emprisonnement . Et papa fît des cauchemars pendant les 6 mois qui suivirent…..

 

Exercice 2:

 

Vous devez inventer une nouvelle maladie.  Donnez-lui un nom, des symptômes, à qui elle s’attaque et la façon de la guérir.

Jeudi 7 mai 2020
Voici les deux exercices de la semaine:
Exercice 1:
Quand vous lancez un bébé en l’air, il rit, parce qu’il sait que vous l’attraperez.  C’est ça la CONFIANCE.  Écrivez une histoire ayant pour thème la confiance.
Exercice 2:
Dimanche prochain, ce sera la fête des mères.  Parlez-moi de la vôtre dans un texte qui la mettra en valeur.
Bonne semaine et bonne fête à toutes les mamans et à toutes les femmes. Bisous.

Jeudi le 14 mai 2020

Exercice 1:

Vous devez compléter les 2 phrases suivantes, soit en prose ou en vers selon votre inspiration du moment (thème libre)

«La vie est étrange avec ses détours

Nous l’apprenons tous un jour» …..

 

Exercice 2:

 

Vous avez trouvé une lettre dans votre boîte aux lettres et vous l’avez ouverte.  Mais cette lettre ne vous était pas adressée.  De qui était-elle? Que contient-elle? À qui était-elle adressée?.

Faites une belle histoire de cette lettre.

Jeudi 21 mai 2020

Comme d’habitude, à la fin de la saison d’écriture, on se rend au restaurant pour se réunir une dernière fois et papoter ensemble dans un décor moins formel.

 

Vous devez donc imaginer dans quel restaurant on se rendrait, qui serait là, qu’est-ce-que vous mangerez, que vous boirez, quel sera votre dessert, quelle sera l’ambiance, le service, les jeux et que se dira-t-on à la fin du repas.

 

Bon dernier atelier.



CONTE
Quelque part en Arabie
CHAPITRE I
En ces derniers jours de l ‘hégire 618, l’homme le plus puissant de l’empire, Abdullah bin Ali tenait un conseil du Grand Divan . Confortablement installé sur les coussins de soie brodés d’or par les cadines de son Sérail , l’œil attentif et l’esprit ouvert, il attendait avec patience les propositions qui défendraient les intérêts de l’empire avec toute l’efficacité de sa puissance.

 

Sortie du Sérail par la porte secrète du passage menant à la chambre nuptiale,faisant « Fi »des représailles qu’une telle sortie en plein jour puisse représenter, la Grande Sultane Fatma se glissa subrepticement dans le couloir menant à la grande salle du conseil.

Il n’était pas dans la dignité d’une Sultane, surtout première Cadine, de coller son oreille à la fenêtre grillagée surplombant la salle où l’avenir de l’empire se jouait.

Mais… les enjeux prônés pourraient, elle en avait bien peur, nuire à son pouvoir de première Sultane, voire même la détrôner. Ses craintes la plongeait dans un abîme de réflexions et lui forgeait peu à peu une maturité diabolique.

 

Ayant endossé son grand uniforme brodé d’or, le Grand Vizir Chourba, fier de son statut et de son ascendant indéfectible sur le Sultan , se levait , désirant être le premier à émettre son plan. Parchemin bien en main, il exposa une avalanche d’informations qui tenaient à bien rogner la puissance de l’émir Kamel Bin Abdoul grand maître de l’oasis Kadesh. Pas de guerre mais des actions effectives, des alliances bien ourdies dans le seul but d’affaiblir le pouvoir de l’Emir Kamel .

 

Le Sultan,connu pour sa sagesse et son intelligence , demanda à réfléchir. Toute proposition devait faire preuve de doigté mais méritait étude et respect.

 

Après s’être tous sustentés de mets aux saveurs exotiques ,divertis par les plus belles danseuses du palais et avoir fumé la Chicha des meilleures herbes, les pourparlers reprirent leur cours .

 

Ce fut donc Muhammad Al-Din , général des armées, qui fut bon second à prendre la parole. Ayant déjà eut à se frotter aux meilleurs guerriers de l’émir Kamel, un affrontement déclaré lui paraissait une solution non envisageable. La ruse, la ruse devenait pour lui l’outil privilégié. Ainsi le voilà donc parti, tirant de sa poche un plan de l’oasis et des demeures de l’émirat qu’il déchiffra avec force détails. Il tentait de convaincre le Sultan et son Grand Divan d’accorder foi à son subterfuge. Une invasion progressive composée de nomades fidèles au Sultan et à son armée, aurait pour but de kidnapper le plus jeune fils de l’émir, Djamel , âgé de 15 ans. Ce faisant, l’alerte donnée, réduirait les forces armées de l’émirat, augmentant ainsi les chances de prendre l’oasis d’assaut.

 

D’un regard interrogatif, le Sultan scruta l’assemblée tentant de percevoir plus particulièrement les réactions de son fils et de celui du grand sage Abraham Ben Gour.

Karim lui apparu soudain comme le messager du destin. Tant qu’à Abraham, le Sultan devina que ce dernier lisait sur son visage les pensées qui l’agitaient.

 

Avant de se soumettre au « Kismet » il lui faudrait entendre les voix de son fils et du sage.

 

Aussi après que l’un et l’autre se fut exprimé, le Sultan songea qu’il serait sûrement favorable d’organiser un mariage liant les deux familles et également proposer comme écuyer Djamil, pour son deuxième fils Jabber. Il ne voulait à aucun prix malgré ces rodomontades mettre la paix de l’Empire en péril. Il prévu donc consulter son astrologue, un homme de grande confiance, avant toute décision finale.

 

Sur ordre du Sultan, le conseil se dissociât pour être remis au lendemain.

 

La Sultane ,toujours à l’écoute et un peu anxieuse , pût donc , à pas de loup, quitter la place pour regagner le Sérail . A la nuit tombée,elle reprit donc comme prévu le chemin du palais afin d’honorer la nuit du Sultan, gardant bien caché au fond d’elle le secret qui l’habitait depuis bien des lunes.

 

Lorsqu’aux premières lueurs du jour le muezzin se fit entendre, le Sultan ouvrît les yeux , convaincu d’une solution, les astres lui avaient parlé.

 

 


CHAPITRE 2

 

Le deuxième jour du conseil…….

 

Et, pendant ce temps au Sérail……..

Suite
Le deuxième jour du Conseil, les membres du Grand Divan optèrent majoritairement pour un mariage organisé doublé par l’embauche d’un écuyer auprès de l’Emir de l’oasis de Kadesh.
Kamel Bin Abdoul, émir de l’oasis de Kadesh était vraiment séduisant et d’une rare beauté pour un homme de 40 ans. Ses yeux couleur charbon ardent, pouvaient vous transpercer jusqu’à l’âme. Sa tête cachait sous son turban une chevelure noire de jais qui sans cette contrainte descendait en cascade ondulée jusqu’au bas de son dos.
Son visage buriné offrait à la fois de la douceur et de la détermination ce qui faisait de lui un des hommes les plus attirants de l’empire.
Kamel était né guerrier, son père détenteur de la moitié de l’empire, lui avait enseigné l’art de la guerre. Il savait manier le sabre comme personne et possédait l’agilité d’une gazelle. Très grand de taille, on pouvait voir au travers de son qu’ami toute la beauté d’un corps d’homme musclé et bien galbé.
Il possédait le sens du devoir et une grande loyauté vis à vis de sa famille et de son peuple. Il était déterminé au prix de sa vie à conserver son cheptel et l’oasis comptait plus que tout pour lui. Beaucoup de sang avait coulé pour conserver cet héritage précieux qu’il considérait comme le diamant du désert.
Par contre malgré toutes ses qualités Kamel ne dédaignait pas les plaisirs de la table et il aimait s’enivrer de musique et de danse. Rien ne lui faisait plus plaisir après un bon repas que d’admirer les belles danseuses agitant leurs corps parfaits sous leurs voiles diaphanes.
Pour lui rien de plus précieux qu’un corps de femme pour bercer ses nuits l’ induire dans un sommeil réparateur.
Fatma l’avait repéré dès son plus jeune âge et en était éperdument tombée amoureuse. Lui, indépendant, la regardait de loin, mais n’en était pas moins sensible à son charme.
FATMA ,née d’une noble famille de marchand , devait son prénom à sa lointaine descendance avec le prophète Mahomet . Tous savaient par expériences qu’elle possédait des mains de guérisseuse et pouvait apaiser la plupart des maux. C’était là une de ses nombreuses qualités. En plus d’être un rayon de soleil pour sa famille elle possédait une voix d’un pur crystal et savait se déplacer aussi légèrement que plume au vent. Elle avait un teint de pêche, l’éclat d’une fleur venant d’éclore. Cent charmes naissaient de son regard car sa chevelure aux reflets dorés donnait à ses grands yeux verts une profondeur mystérieuse. Son corps étalait tous les atouts jalousés par les femmes de son entourage.
Déterminée à réussir sa vie, elle ne lésinait jamais lors de réceptions , à danser et chanter pour l’auditoire , déployant ses charmes convoités par les hommes les plus puissants de l’empire. Intelligente et rusée, elle pouvait par son seul regard obtenir des bienfaits et des joyaux de prix. Un grand avenir l’attendait , elle le savait mais….un soir de grandes réunions de caravanes son regard s’était accroché à un jeune homme ….Kamel bin Abdoul et depuis cet instant son visage ne l’avait quitté. Tous ses rêves convergeaient vers lui et son plus grand désir fut de l’épouser. Mais ……

 

L’exercice de cette semaine est de choisir deux personnages dans la liste des personnages et de décrire leur apparence physique (taille, allure générale, cheveux, etc.), leur caractère (leur manière d’être, qualités, défauts, etc.)


Chapitre 3

Le Général Al-Din arrive à Kadesh.

– Décrivez son arrivée et sa réception par l”Émir Kamel bin Abdoul

– Ce dernier lit la lettre demandant la main de Soraya pour Karim, le fils du sultan.

Écrivez cette lettre.

– Quelle est la réaction de l’Émir devant cette demande: ce qu’il en pense vraiment et ce qu’il dit à l’ambassadeur.

Chapitre 3

 

 

Le Sultan se dirigea donc vers sa Gracieuse Sultane dans le seul endroit de sérénité où il était permis au couple, en dehors de la chambre des ébats, de discuter dans l’intimité. Cette pièce spacieuse donnait directement sur un magnifique jardin de fleurs et de néfliers aux fruits juteux où des oiseaux colorés offraient en concert leurs plus beaux chants.

En dégustant quelques nèfles Fatma attendait avec patience et appréhension les explications et décisions arrêtées au Grand Conseil. C’est avec mille précautions et détours que le Sultan expliqua la démarche qu’il comptait entreprendre pour rallier ou du moins faciliter grandement les relations voire même créer de solides amitiés avec Kamel le belligérant.

En entendant ce nom, le coeur de Fatma se mit à battre à toute vitesse. Ne fut-ce qu’au péril de sa vie, elle devait revoir Kamel au moins une fois avant que l’âge ne la ride et ne fane sa beauté. Ayant cultivé l’art de la ruse et de la persuasion, enrichie par ce qu’elle avait découvert en espionnant le conseil, Fatma se jeta à l’eau.

“ Mon sultan, mon maître adoré , comme j’aimerais devenir l’ambassadrice de vos admirables décisions et transmettre en personne ces offres exceptionnelles à l”émir Kamel. Je pourrais en votre nom lui faire miroiter les avantages dune telle alliance et la généreuse dote qui s’y rattacherait. De plus, comme la réputation de sa fille Soraya semble un peu particulière, je pourrais me porter garante de sa conduite,de sa valeur, et de la compatibilité dun mariage avec notre fils Karim bien aimé, l’héritier de l’empire.”

Après un long silence tout en dégustant les Zlabia gorgées de miel, le sultan répondit : “quelle surprenante demande ! avez-vous songé que ce périple pourrait vous être fatal ? Les routes sinueuses du désert avec ses erg et ses reg sont inhospitalières et les nomades qui hantent les bleds pourraient attenter à votre vie, à votre pudeur ainsi qu’attiser des convoitises pour une demande de rançon. Croyez-vous que de tels risques en valent la peine ?

Laissant au sultan le temps de se faire à l’idée, la sultane lui servit un thé bien chaud parfumé à la menthe avec le sourire qui avait su séduire son bien-aimé quelques années auparavant. “ A bien y réfléchir…….votre demande nest pas tout à fait dénuée de sens mais….les risques…..s’il fallait qu’il vous arrive malheur, jamais je ne me le pardonnerais.”

“ Nbrick”,( mon Amour) s’écria doucereusement Fatma, avec le général Muhammad al-Din et ses bellicistes à mes côtés nul ne pourrait m’atteindre. De plus vous savez bien qu’au besoin je saurais me défendre car, en plus de sa richesse, père m’a légué ce pouvoir de guerrière. Je ne vois que des avantages à cette mission et soyez assuré de mon habileté d’ambassadrice pour combler toutes vos souhaits. Notre empire ne s’en portera que mieux, votre grandeur et votre gloire m’importe plus que ma vie.”

Avec un œil de myope et l’autre de presbyte, le sultan sonda le regard de sa bien-aimée, ce qu’il y vit, le convainquit de la valeur et de la pertinence de sa demande. Connaissant la détermination de sa première épouse, il savait qu’aucun obstacle ne la ferait fléchir.

“Fatma, je vous fais toute confiance, votre sagesse et votre pouvoir de persuasion sauront sans doute toucher le cœur de ce fameux Kamel.” La sultane se retint de sourire en pensant :” il ne peut si bien dire “.

“Vous partirez donc avec la caravane lorsque la lune sera pleine et nous fêterons votre retour et succès en grande pompe.

“Ah mon divin, venez que je vous prouve mon amour et toute mon allégeance.”


Chapitre 4

Bien avant que le général Al Din et sa caravane n’aient franchit les portes de l’oasis, des gardes en faction filtraient les visiteurs, identifiant avec minutie les uns et repoussant les importuns. C’est donc encadrés par une escorte impressionnante qu’ils pénétrèrent dans l’oasis.

 

Des leur arrivée , ils admirèrent les magnifiques palmiers gorgés de belle grappes de dattes moelleuses . Les habitants de l’oasis s’empressèrent de leur offrir ces fruits dorés accompagnés de kefir épais bien frais. Tous apprécièrent la profusion des jardins de fleurs, d’arbres fruitiers et les potagers garnis de surprenantes variétés de légumes. La fraîcheur qui contrastait avec le chaud soleil du désert fut accueillie avec bonheur et presque avec gratitude.

 

Les habitants avaient l’air heureux dans ces lieux de verdures , bien à l’abri des rayons torrides des ergs. Les enfants couraient et riaient ça et là poursuivis par une brebis, un cabri et même un chamelon.

 

Tout à coup , le brouhaha décrut puis s’apaisa tout à fait lorsque Kamel sortît des jardins emmurés de son palais. Tout fût “ silence “ on compris d’ores et déjà le respect et l’admiration du peuple pour son émir

“ Soyez les bienvenus à l’oasis de Kadesh nobles gens , nous croyons qu’après un si long voyage, vous méritez de vous reposer. Une visite au Hammam vous fera le plus grand bien. Mes tous dévoués serviteurs vous attendent avec le meilleur thé de chine. Que votre détente soit bénéfique à notre prochaine rencontre qui aura lieu pour le repas du soir,après le coucher du soleil . D’ici là profitez bien de notre respectueuse hospitalité.

 

La première pensée de Fatma fut : “comme ces lieux sont enchanteurs , j”aurais pu y vivre tellement heureuse avec cet homme merveilleux “. Elle comprit aussi que quelque soit le temps ou la distance , le coeur refusait d”oublier.

 

Plus tard, des effluves appétissantes chatouillèrent les narines des invités. Conviés à la table de l’émir, Fatma et Al Din restèrent ébaubi devant tant de profusions. Les méchouis d’agneaux et de cabris sentaient bon le thym et le romarin. Sur les tables trônaient Chorba , bourrek , couscous, pastella de poulet, Kefta , Briouates , Kebbe et salades exotiques . Les vins liquoreux du nord venaient parfaire le repas. Avant d’attaquer les desserts composés de bassoussas , baklavas , makrouts aux dates , le général Al Din pria l’émir de lui céder la parole. Il devait l’instruire de l’objectif du voyage. Après une grande respiration, il défila la missive du Sultan.

 

Kamel Bin Abdoul , émir de l’oasis de Kadesh ,

 

En raison d’une collaboration que nous souhaitons durable pour la plus grande gloire de nos émirats,

après consultation des membres du Grand Divan et avec l”assentiment de la Gracieuse Sultan Fatma avec qui vous pourrez vous entretenir,

Nous venons solliciter la main de votre fille Soraya qui deviendra , en épousant mon fils Karim héritier de l’empire , la future Gracieuse et première Sultane . Voilà donc le grand honneur et la grande faveur que nous lui offrons .

Nous sommes bien convaincus de votre accord , et soyez assuré que votre fille sera traitée avec bienveillance et accueillie avec tous les honneurs dus à son rang.

 

Le Sultan Abdullah Bin Ali

 

Du coin de l’œil, le Sultan surveillait la réaction de sa fille. Il remarqua sa pâleur et surtout la grande tristesse de son regard.

 

“ La demande du Sultan m’honore en effet mais j’ai besoin dun temps de réflection et surtout je me dois de parler avec ma chère fille. Je ferai donc parvenir ma réponse à votre sultane d’ici 2 jours “.

 

Fatma ne sut trop bien comment elle avait pu participer sans défaillir à ce repas en présence de l’homme de ses rêves

Les efforts vains mais touchants de Kamel pour éviter le regard de Fatma le rendait encore plus troublant à ses yeux. Toute sa vie on lui avait appris la pudeur des sentiments et elle découvrit une fois de plus que Kamel voyait les choses avec les mêmes yeux qu’elle .

 

Les agapes se poursuivirent , les invités se dispersèrent un à un et……..c’est avec la plus grande discrétion que Kamel invita Fatma à le suivre dans une vaste chambre aux couleurs des milles et une nuit où flottait une douce odeur de jasmin.

 

À suivre……….


Le canevas pour le chapitre 4 est le suivant :

–Durant le festin, l’Émir de Kadesh présente Soraya aux ambassadeurs.

-Al-Din est subjugué par Soraya, en devient amoureux

-Fatma chante une chanson qui parle d’un amour perdu.

-Quels sont les plans futurs de l’Émir?

 

Les textes sont dus pour le 14 juin.

Bien entendu, tous peuvent participer à cet exercice.

Bonne écriture!

Yves Dion


Chapitre 5

 

Des effluves appétissantes chatouillèrent les narines des invités ce qui présageait tout un festin . En effet, les méchouis d’agneaux et de cabris sentaient bon le thym et le romarin , sur les tables, trônaient Chorba, bourrek ,couscous , Kefta, briouates ,Kebbe et salades exotiques. Les vins liquoreux du nord venaient parfaire le repas. Les hommes d’une part discutaient politique et stratégie de combats, quelques uns glissaient un mot sur leur future épouse .Les femmes de leur côté échangeaient leurs secrets sur les prédictions des voyantes , comparaient la beauté irisée de leurs perles , la richesse de leurs parures et de leurs soieries .

 

Avant d’attaquer les desserts composés de bassoussas , makrouts aux dates et de baklavas l’émir décida que femmes et hommes se réuniraient ensemble dans la grande salle du palais pour terminer ce festin.

 

C’est donc avec délice que les convives dégustèrent ces douceurs accompagnées du fameux thé à la menthe propre aux orientaux. C’est à ce moment , accompagnée des you you et des danseuses de Baladi que Soraya fit son entrée dans la salle du palais. Vêtue de voiles vaporeux et couronnée de lauriers roses elle dansait de pas si légers qu’on aurait cru quelle volait sur un nuage.

 

L’émir frappa dans ses mains et debout, fier comme un paon, présenta sa fille bien-aimée aux ambassadeurs. Dès la fin de la présentation , tous changèrent d’attitude. Ils ne cessèrent de la dévisager comme sils voulaient lui prendre une partie de son “aura”. Il se dégageait d’elle une telle force de caractère et de noblesse qu’un grand silence respectueux fit place au moindre son. La fascination que Soraya exerçait sur les gens devenait une source d’étonnement et son propre pouvoir charismatique lui échappait.

 

Al Din , bouche bée, dévorait des yeux cette divine apparition et son coeur se mit à battre la chamade tant et si bien qu’il se sentit presque défaillir. Aucune femme ne lui avait procuré une telle sensation. Il sut dès cet instant qu’il venait de tomber amoureux de cette nymphette. Quoiqu’il arrive pensa t’il il la chérirait et la protégerait au risque de sa vie.

 

La musique et les danses se prolongèrent jusque tard dans la nuit et c’est sous un ciel étoilé que les invités convergèrent dans les magnifiques jardins du palais. Connaissant la superbe voix de Fatma , certains la prièrent de bien vouloir chanter quelques mélodies pour le plaisirs de tous. Fatma se leva donc et au milieu de cette liesse se mit à chanter.

 

Mille fois mon Amour traversa le désert

Sachant que tu serais là

Mille fois mes rêves m’ont porté jusqu’à toi

Et enfin te voilà

Toi, toi mon oasis de joies

Mon marchand de bonheur

Le désert n’est plus là

Car la vie dans tes bras

N’est que ravissement pour moi

 

Avec les larmes aux yeux, émue jusqu’au fond du cœur, l’émir reçu cette chanson comme la plus belle déclaration d’amour qu’un homme puisse espérer . Ils devaient se retrouver coûte que coûte il en était déterminé. Une idée germa dans sa tête….oui Fatma serait à lui…..il s’en fit le serment.

 

Quelques jours plus tard……l’émir demanda au général Al Din une audience privée avec la Sultane pour discuter et lui faire connaître les plans futurs pour les épousailles de Soraya et Karim.

 


Chapitre 6

Quelques jours plus tard ……….
C’est avec une grande discrétion que Kamel s’introduisit dans les quartiers privés de Fatma pour discuter du fameux mariage de leurs descendants . Heureux prétexte pour les deux amoureux que ce mariage.
Dès que Fatma aperçu Kamel, elle resta un moment silencieuse puis, avec intensité Ils échangèrent des regards qui en disaient long. Avançant lentement, Kamel prit affectueusement les mains de Fatma et baisa doucement chacun de ses doigts. Les mains offertes, la sultane attendit la suite certaine qu’il y en aurait une. Une avalanche de sensations l’engloutissait et une chaleur se répandait dans tout son corps, elle ressentait une douce volupté. Rien ne pouvait traduire cette étourdissante impression. Fatma se sût perdue d’avance , elle ne pourrait jamais résister à un tel appel de ses sens.
Kamel perçu bien son trouble, s’avança, et baissant langoureusement son visage, atteignit les lèvres de Fatma, l’embrassant d’abord avec une grande tendresse puis avec passion. Fatma les jambes flageolantes s’accrocha à lui dans un corps à corps ou se devinait la passion effrénée de chacun. En ne se quittant pas du regard, consentants, ils se dirigèrent lentement vers le grand lit à baldaquin recouvert de soie couleur du paradis et là, dans des gestes de défi, retirèrent leurs vêtements qui atterrirent sur les tapis moelleux témoins des ébats qui suivraient.
Fatma détailla la beauté virile du visage et du corps musclé de l’homme qu’elle aimait. Kamel lui, s’écarta un instant et avec une infinie tendresse promena son regard et ses mains sur les courbes gracieuses de cette femme adorée. Alors, fatma s’offrit à lui avec passion et dépourvue de toute pudeur, comme elle l’avait si souvent fait dans ses rêves. Kamel la pénétra donc avec fougue en ressentant un bonheur absolu. Après cette première offrande, Kamel explora encore chacune des parties du corps de sa maîtresse, découvrant ses points sensibles et l’amena à l’extase en même temps que lui. Ils étaient conscients tous les deux que jamais ils ne pourraient traduire cet étourdissant appétit des sens et du coeur. Ils récidivèrent donc une bonne partie de la nuit pour tenter d’assouvir cette passion réprimée depuis tant d’années.
Kamel en nage étendu sur le lit admirait amoureusement cette beauté charnelle encore plus envoûtante que dans ses souvenirs. Il respirait avec délectation les effluves persistantes de leurs corps enlacés. Pour Fatma le nirvana avait désormais un nom: Kamel. Elle eut tout à coup la furtive impression de renaître et pour un court instant rêver d’un avenir différent.
Puis peu à peu, l’esprit encore hanté par leurs ébat amoureux, ils détachèrent lentement et à contrecœur, leurs bras et leurs corps. Il leur serait difficile désormais de poursuivre leurs vies éloignés l’un de l’autre. Le cœur chaviré, Kamel reprit le chemin de ses appartements réalisant que son amour pour Fatma dépassait tout ce qu’il avait pu imaginer. C’est alors qu’un plan commença à germer dans sa tête………

Chapitre 7

Évaluer les forces armées de l’émir de Kadesh faisait partie des objectifs du voyage de Al-Din. Il fallait à tout prix qu’il puisse pénétrer dans la citadelle fortifiée (casbah) pour se rendre compte du pouvoir de Kamel. Croyant que son statut d’invité de marque lui permettrait accès à la casbah, c’est en confiance qu’il s’y rendit sans autres préalables. Arrivé aux portes, les gardes lui refusèrent l’accès Manu militari. On l’informa que seul un laissez passer scellé par l’émir donnait accès à ces lieux. Dépité, Al-Din vérifia les alentours et se rendit compte un peu plus loin que les archers au nombre impressionnant pratiquaient leurs tirs sur des cibles rapprochées. Un frisson lui parcouru l’échine en réalisant qu’une attaque armée risquait d’être laborieuse et se solderait par de nombreuses morts. Rebroussant chemin, il fit un arrêt dans une auberge tout prêt de la citadelle en ourdissant d’en connaître un peu plus sur l’ost de l’émirat. Un cabaretier lourdement appuyé sur le comptoir de service lui demanda ce qu’il désirait boire. “Une cervoise bien froide ferait mon bonheur en cette chaude journée.” “Bien,noble sire, vos désirs sont des ordres.” Al-Din riant dans sa barbe décida de cuisiner un peu le vieil homme pour en connaître un peu plus sur les forces défensives de l’oasis. C’est alors qu’il éprouva une étrange sensation, un réflexe de guerrier. On le suivait, il en était maintenant certain en apercevant cet homme au regard mauvais et à la djellaba bleue nuit . Il l’avait justement remarqué au champ de tirs. Quand ce dernier vint s’asseoir à ses côtés, prudent, Al-Din termina son broc et amèrement déçu pris le chemin du palais. Il allait bichonner son cheval Aslem, mince consolation après un voyage si peu révélateur.

 

Lorsqu’il mit pied dans l’écurie,une légère odeur de parfum caressa ses narines. Ce pourrait-il ….? Eh oui, Soraya , son ange , son désir, sa muse se tenait aux côtés de sa jument Kemour, la brossant doucement en lui caressant la tête.

“ Quel joli portrait vous faites toutes les deux” fut l’entrée en matière d”Al-Din. Sursautant légèrement Soraya dirigea son regard vers cette belle voix profonde. Que cet homme avait fière allure dans son costume de cavalier. Avec joie et le cœur battant elle fit révérence au général en lui adressant son plus beau sourire. “ “Bienvenue à vous général, heureuse que vous me présentiez enfin votre bel étalon. Je crois que ma belle Kemour ne soit déjà tombée un peu en amour avec votre akhal teke si j’en crois sa robe argentée quel est son nom ? “

“Aslem, ce cheval m’a été offert par le roi Mongol lors d’une course où je fus le vainqueur. C’est bien un akhal teke, vous vous y connaissez ma chère demoiselle. Le vôtre, cette magnifique jument arabe pur sang est un cadeau de votre père? “

“Non, elle me fut donnée en cadeau par un prétendant lors de mes 16 ans, je la possède donc depuis plus d’un an, mais le prétendant n’est plus. Assez pour les présentations lança Soraya, rejoignons-nous aux portes du palais pour une ballade si vous le voulez bien.” Al-Din accepta illico se sentant le coeur si léger que nous aurions pu le voir léviter.

 

 

Au petit trot les chevaux et les cavaliers se lançaient des regards admiratifs et de plus en plus langoureux jusqu’au moment où l’on décida de dégourdir les bêtes. Au grand galop ces dernières déployèrent leurs puissances sur un long parcours les menant à une clairière. Hommes comme bêtes, essoufflés et satisfaits, firent halte dans cet endroit idyllique où palmiers, fleurs et fontaines enchantaient cœurs et âmes. “Quel magnifique endroit, on se croirait au paradis “ susurra Al-Din à celle qui faisait vibrer son coeur.

“ Vous êtes vraiment une excellente cavalière et votre jument est fière et fringante. Vous m’impressionner gente demoiselle. Vous savez, une vieille marchande m’a dit un jour que nos bêtes nous ressemblaient, c’est pourquoi souvent j’ai l’impression de ne faire qu’un avec ma monture et vous?”

“Moi de même et merci des compliments général. Si je peux me permettre , je comprends maintenant comment vous avez pu acquérir ce magnifique cheval, quel cavalier vous faites aussi.”

“Dites-moi Soraya, cette proposition de mariage avec Karim le fils aîné de l’émir

Abdullah bin Ali vous plaît-elle ?”

“Je n’en sais encore rien mais, j’ai l’impression que mon coeur s’accroche de plus en plus à un homme que j’admire et avec qui je me trouve beaucoup d’affinités. “

“Si ce n’est pas trop indiscret puis-je savoir le nom de ce privilégié ?”

“ Vous le devinerez peut-être bientôt mais pas question de révélation pour le moment.”

 

Poursuivant la discussion sur un ton léger, Al-Din et Soraya aperçurent le jeu des chevaux qui se caressaient de la tête hennissant et dansant doucement. Après une cour effrénée, l’étalon cherchait le sexe de la jument qui se montrait prête à le recevoir. L’étalon, le sexe proéminent et impressionnant monta la jument frémissante et tous les deux copulairent comme seuls les bêtes savent le faire c’est à dire avec force et sans retenue. Un peu gênés les deux cavaliers bouche-bée assistèrent à ce magnifique accouplement . L’un comme l’autre pensa au fruit qui pourrait en résulter. Émoustillés et bien qu’une certaine excitation les envahissait, la pudeur et le respect stoppèrent leurs envies. C’est le général qui en bon gentleman pria Soraya de se préparer pour le retour aux écuries du palais craignant que leur absence ne cause préjudice . On entendait presque le battement de leurs cœurs tant le silence les accompagna jusqu’au palais.

 


Une autre nuit d’amour, Kamel vient de le confirmer en adressant à Fatma leur petit signe secret vers la fin de l’heure du thé traditionnel. Quel bonheur, elle en tremble de joie. Son départ imminent lui arrache le cœur, aussi a-elle l’intention de se donner à lui encore plus passionnément qu’à leur dernière rencontre.

 

Étendue sur son récamier, prête à recevoir son amant, sa poitrine pointe arrogante sous la soie ambrée de son déshabillé. Précédé du halo jaune de sa lampe, Kamel se faufile tout près de Fatma et devant cette vision édénique se met à caresser les jambes et entre-jambes de sa bien-aimée en la dénudant lentement avec une grande douceur. La nudite de Fatma l’excite au plus haut point. Il prend fatma dans ses bras et aussitôt les hanches de la sultane se mettent en mouvement d’avant en arrière, frottant son pubis contre cette colonne de chair bien dure. Kamel lui saisit la nuque et relevant son visage l’embrasse en glissant dans sa bouche une langue chaude, soyeuse et active. Ils ne bougent presque pas faisant durer le plaisir encore et encore. Kalem fou de désir lui prend un sein et le caresse de ses doigts agiles. Tu as trouvé mon point faible gémit Fatma à cette caresse. Elle se met à onduler contre lui sans retenue. Il se penche et sa langue prend le relais de ses doigts caressant longuement les seins épanouis et leurs pointes dressées. Kalem se retient autant qu’il le peut mais les ondulations de Fatma le poussent irrésistiblement vers le plaisir. Lorsqu’il réalise que Fatma commence à jouir, il la pénètre se déchaînant à grand coups de reins jusqu’à ce qu’ils explosent ensemble. Peu après ils retombent sur le lit, l’un sur l’autre et se disent: “notre amour durera éternellement qu’Allah en soit témoin.”Leurs regards demeurent liés un moment et tout à coup…Fatma ressent un léger tremblement.Est-ce l’effroi ou le ravissement, une dualité difficile à comprendre pourtant……

 

“Kamel, mon départ approche, comment vais-je pouvoir vivre sans toi ? Tu as éveillé l’amour qui dormait en moi depuis si longtemps. À présent il coule dans mes veines et m’habite tout entier. Tu es ma vie, mais, une angoisse inconnue naît et se développe en moi de plus en plus. La peur de te perdre à nouveau pour toujours.”

 

Fatma se détache peu à peu de leur étreinte et regarde son prince, elle est frappée de lire sur ses traits une véritable souffrance.

 

“ Mon Amour, je te peine par mes pensées?”

“Non ma douce fée, je ne pourrai poursuivre ma route t’imaginant aux bras de ton époux. Penser que tu partages sa couche me fait si mal que j’en meurs déjà de peine.”

“Mais….ma douceur de vivre, s’il fallait que mon époux apprenne ma déloyauté…tu sais que notre loi n’est indulgente qu’aux écarts de conduite masculin. Toute sa sévérité est réservée aux femmes. Alors si Abdullah bin Ali se doute de mon infidélité , il me répudiera, me séquestrera avant de me faire lapider. Aides-moi, que dois-je faire? Je désire tellement rester auprès de toi mais je sais bien que ce rêve m’est impossible. J’appartiens à un autre homme d’une grande puissance avec un orgueil sans bornes. “

 

“Fatma ma divine , je caresse le même désir que toi. Vivre à tes côtés, te chérir et te combler ferait de moi l’homme le plus heureux de cet empire. Je suis prêt à tout pour te garder et toi mon adorée, serais-tu prête à tout pour que nos rêves se réalisent ? Je te le demande très sérieusement Fatma car ta réponse est vitale pour mes projets futurs.

 

“Quoi, tu as des projets d’avenir pour nous deux ?”

“Oui j’y pense depuis notre première rencontre mais toi seule, mon fils Djamel et Farid serez mis au secret quand le temps sera venu. “

“Oh mon amour qu’Allah exauce ce plan, je ne peux y croire, je suis prête à tous les risques pour te garder. “

 

Sur un dernier baiser Kamel retrouve ses apartments songeur mais enchanté de cette nuit qui vient de sceller leur amour. Son plan verrait bientôt le jour.

 

 

Le lendemain kamel demande à son fils de lui amener Soraya . “J’ai une annonce à lui faire qui ne peut plus tarder.” “Très bien père j’y cours.”

 

Soraya revenu de sa course à cheval se rend donc à la demande de Djamel auprès de son père le sultan.

 

“Père vous m’avez fait demander ?” “ oui ma fille chérie il est temps que je t’annonce tes prochaines fiançailles et ton mariage avec Karim le fils du sultan de Al-Khandra. Je viens tout juste de donner ma réponse à Al-Din et un émissaire vient de quitter pour le sultanat de Al-Khandra. Tu te tais ma fille ! Ton silence m’inquiète que comptes-tu me répondre?”

“Le sais-je !”

“ je ne reviendrai pas sur les avantages qu’un telle union peut engendrer pour notre oasis. Ils sautent aux yeux et un refus de notre part deviendrait le pire affront pour le sultan et son fils. Laissons venir les événements ma fille. De toute façon ton accord ne m’est pas nécessaire puisque ma décision est irréversible donc sans appel.”

“Mais père, le général Al-Din m’informait justement des méthodes rigides et conservatrices du sultan et de son fils. Adieu pour moi la liberté et les promenades à cheval. Je me vois déjà prisonnière dans leur harem. Quel grand sacrifice vous exigez de moi père. Laissez-moi au moins le temps d’en connaître un peu plus sur cet empire de Al-Khandra et ses mœurs. J’interrogeai le général Al-Din plus en profondeur demain lors de notre ballade à cheval.”

“Pas question ma fille. Je t’interdis formellement de revoir cet Al-Din. Ce personnage ne m’inspire aucune confiance . Pour l’avoir fait suivre je sais maintenant ce qu’il recherche. Cet homme est un traître, un espion et je ne saurais tolérer plus longtemps vos rencontres équestres voire même toutes autres rencontres.” Je t’aime plus que tout et crois-moi je ne désire que le meilleur pour ton avenir.”

“Je vois père je tenterai d’être digne de vous et même si c’est à contre-coeur j’accepte ce mariage. Puis-je me retirer maintenant ?”

“Bien sûr ma fille vas réfléchir au bonheur et la grandeur de cette union et n’oublies pas que je suis et serai toujours là pour toi.”

Mais dans le coeur de Soraya fredonnait une toute autre chanson….


Chapitre 8

Kamel arpente la pièce des audiences avec nervosité, il attend Al-Din pour lui livrer officiellement sa réponse. Dans l’encadrement de la porte d’arche ce dernier perçoit la nervosité de l’émir. “Me voici Kamel, serait-ce que ma mission prend fin avec une réponse pour le sultan?”
“Oui général, je vous annonce ma décision: Soraya épousera Karim et j’accepte également que Djamil devienne l’écuyer de son futur époux. La caravane partira donc quand le ciel sera éclairé par la pleine lune.”
“Ils ne nous reste donc que quelques jours pour préparer le départ.”
“ En effet mon brave, J’envoie immédiatement un messager pour Al Khandra. Le Sultan recevra donc ma réponse avant votre arrivée.
Le messager devait livrer deux messages, sa vie dépendait du bon déroulement de sa mission, il en avait accepter les termes. Un, délivré au grand jour pour le Sultan et l’autre dans le plus grand secret pour “le Renard”. Un messager du nom de Djelloul, prendrait la relève avec le mot de passe prévu . Le message sous scellé devait parvenir au “Renard” dans la même journée.
Sortant du palais, Al-Din aperçoit Djamil qui prépare sa monture, “quelle belle bête c’est un pur race arabe parfait pour faire la guerre n’est-ce pas ? Dis-moi mon garçon tu te prépares pour une guerre ? As-tu déjà participer à une d’entre elles ? Es-tu prêt à combattre ? “ Oui je suis prêt à combattre et espère pouvoir le faire aux côtés de mon père un jour. Il m’a appris les principes fondamentaux pour remporter une victoire. Vous êtes général des armées du Sultan et fin stratège à ce que l’ont dit…….vous devez donc les connaître n’est-ce pas ?” Oui bien sûr, mais encore, j’aimerais connaître ton point de vue. “ “Mon père fut vainqueur de batailles contre des ennemies bien plus puissants que nous pour assurer la sécurité de l’émirat et favoriser des alliances. Il m’a appris qu’un bon chef doit : “affermir et affirmer puis affaiblir et affronter “ tout découle donc de ces principes. La guerre nous amène à revoir tout ce qui compose nos forces. Les guerriers d’élite, la puissance de nos armes et le dressage de nos chevaux et dromadaires et enfin la connaissance parfaite des territoires ennemis. Voilà que j’en dévoile peut-être trop alors nous allons en rester là si vous le permettez.””Oui mais encore ce nouvel arc dont tu me parlais au banquet lors de notre arrivée pourrais-je le voir ?” “Cet arc est encore à l’essaie je ne peux vous en dire plus puis, Farid m’attend pour une course équestre. Alors à la prochaine et bonne journée.”
Ce jeune a reçu une excellente éducation, il pourrait prendre la relève de son père un jour ah….si seulement j’avais un fils….!

Jour 26

Al-Din est bien songeur, le départ prochain de la caravane et l’accord du sultan pour les épousailles de Soraya lui crève le coeur. Perdu dans ses pensées, une voix masculine s’élève derrière lui.
“Général, général Al-Din attendez-moi je vous prie.”
Ce cri résonnait partout . Intrigué par cette jeune voix implorante, Al-Din se retourne et aperçoit Farid qui court à en perdre haleine.
“Voyons mon garçon qu’est-ce qui te fait courir ainsi, est-ce grave ?”
“J’ai un énorme service à vous demander général je crois bien qu’en ce moment vous seul pouvez m’aider. “
“Eh bien eh bien mon jeune dis toujours , j’aviserai ensuite.”
“Voilà, vous quittez bientôt pour Al Khandra et je veux partir avec vous. C’est vital pour moi, sans Djamil et Soraya ma vie ne vaut plus la peine. Rester ici sans mes deux plus fidèles amis la tristesse m’accablera et je songerai même à m’enlever la vie.”
“Tu n’exagères pas un peu mon jeune ami “
“Non, d’aucune façon, alors, si vous pouviez convaincre ma mère Séphora du bien fondée de ma demande, je vous en serais redevable ma vie durant.”
“Séphora… n’est-ce pas cette jolie artisane créatrice de poteries fort prisées. Je me souviens que la Sultane en ait acheté quelques unes pour le Sultana et son harem lors de notre récente tournée au marché. Elles ont d’ailleurs discuté pendant plus d’une heure tandis que j’attendais patiemment en fumant la chicha .”
“Alors général pouvez-vous intercéder pour moi ?”
“J’y réfléchirai mon garçon si je retourne au marché avant notre départ. En retour j’aimerais bien que tu me reparles de cette fameuse arme dont Djamil me glissait mot lors du banquet de réception .”
“ Hein ! quelle arme ?”
“ je vois que les secrets sont bien gardés, enfin je trouverai bien. “
Sur ce, Al-Din tourne le dos à Farid pour suivre sa route vers le palais.
Farid lui crie à nouveau:”je compte sur vous , mon avenir est entre vos main mon général.”
Avec le sourire aux lèvres, Al-Din se doutait bien que sa force de conviction viendrait bien à bout des résistances de Séphora. Ce service rendu, pourrait bien lui servir un jour qui sait….c’est avec cette pensée qu’il rencontrerait la veuve.
Toutefois….il se questionnait sur les relations que pouvaient bien entretenir les deux jeunes hommes. Il s’était déjà rendu compte des regards équivoques qu’ils se lançaient de temps à autres lors des repas et des sports de combats.
Djamil et Farid se connaissaient depuis leur tendre enfance. Pris d’affection pour lui Djamil pria son père d’accepter que Farid devienne son partenaire de jeux voire même le frère qu’il n’avait pas. Ils cheminèrent côte à côte pendant plus de 10 ans. Séphora voyait d’un très bon œil cette amitié car, en secret, elle aimait l’émir depuis sa première rencontre.
Avec l’âge les deux compagnons se rendaient bien compte que leur l’amitié indéfectible évoluait vers autre chose de plus puissant. Un jour, les yeux fiévreux et le désir qu’ils ressentaient tous les deux lors d’une joute de lutte , les précipita dans les bras l’un de l’autre, et un subtil baiser échangé devint le début d’une longue série. Suivre ce penchant signifiait pour les deux adolescents, aventure mais aussi perdition et déshonneur. Mais ….si la prudence était de mise, Farid et Djamil pourraient cultiver leur nouvelle forme d’attachement sans qu’elle les entraînent vers l’abîme. Alors…..ils rusaient pour arracher de courts instants en tête à tête où les baisers et caresses affluaient. Aussi….
Le temps leur étant compté, le langage éloquent de leurs yeux, les souhaits et les désirs qui les habitent, les mènent ce jour là loin du palais pour une supposée course à cheval, décidés à se soustraire aux regards des curieux. Ils chevauchent donc l’un près de l’autre, personne en vue. Enfin seuls avec pour compagnons le seul bruit des sabots et le chant des oiseaux. Surpris par ce silence, heureux de cette solitude et la chance qui s’offre à eux, ils se rendent à ce fameux surplomb rocheux où Soraya et Al-Din ont fait escale quelques jours plus tôt. De là haut , loin de tous, ils découvrent et explorent ces désirs inavouables qui les taraudent depuis quelques années. Ils osent des caresses et des baisers qui les mènent vivement à la jouissance. Tous les deux copulent à tour de rôle jusqu’à épuisement. Ils désirent maintenant de toutes leurs forces éclairer leur vie au reflet et à la chaleur de cette flamme qui vient de s’allumer en eux. “Farid je t’aime et ne partirai pas sans toi, veux-tu me suivre à Al Khandra?” “Bien sur mon Djamil, j’ai d’ailleurs prié le général Al-Din de convaincre mère de mon désir de partir avec vous.” Prions Allah pour qu’il réussisse.”
Pendant ce temps Al-Din se rend au palais espérant y entrevoir sa belle Soraya. Un message d’elle lui parvient dès son arrivée l’informant que toute rencontre privée leur est interdite. Si telle était, la colère et vengeance du sultan seraient impitoyables. Le piège amoureux est bel et bien fermé se dit Al-Din. Adieu belles promenades, je n’aurai plus l’occasion d’explorer cette belle âme chaleureuse, sensible, généreuse et ardente. Son esprit indépendant capable de partager mes goûts, mes ambitions et surtout mon amour me manqueront à jamais car Soraya accaparait ses pensées et son coeur chaque heure du jour et de la nuit.
Pour la revoir Al-Din ourdi un plan où Farid agirait d’entremetteur…..un service en attire un autre et voilà bien l’occasion idéale.
2Commentaires
  • Céline Larouche/ 16.05.2020Répondre

    Bonjour Ghislaine, à te lire j’ai comme l’impression que tu connais ce monde tel qu”il était vécu au moment de l’Hégire.
    Tu décris Fatma et Kamel. de façon très sensuelle. Je suis d’accord avec Manon, ton écriture est très fluide.

  • Manon/ 12.05.2020Répondre

    J’aime beaucoup l’intrigue qui tu instaure entre Kamel et Fatma.To écriture est très fluide.

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