INVITATION À ÉCRIRE UN CONTE

Nous vous invitons à participer à l’écriture collective d’un conte.

Le nom de plume de cet(te) auteur(e) sera Claude de Tracy. Votre défi sera d’écrire la suite selon un canevas qui vous sera proposé. Votre texte individuel sera affiché sous votre nom sur le site créé par Normand.

Le rythme de production sera d’un épisode par deux semaines et il y aura une date de tombée précise pour le dépôt de vos textes.

Audette Lambert et Yves Dion seront responsables de la mise en forme du texte final qui sera déposé sur le site de Claude de Tracy. Utilisez le Blogue du groupe pour tout commentaire sur le développement du conte, sur les traits de caractères des personnages, pour des suggestions d’intrigues, etc.

Nous aimerions avoir la participation de TOUS les membres de l’atelier d’écriture. Nous avons besoin de votre créativité, de votre fantaisie, de vos mots d’esprit et de votre imagination pour mener ce projet à terme.

 


 

Liste provisoire des personnages et leur surnom

 

Abdullah bin Ali, Sultan de Al-Ksandra, 45-50 ans (labineaahli)

Fatma, sultane et première épouse, 37 ans (MaFlatez)

Karim, fils aîné du sultan, 20 ans (Karougim)

Jaber, autre fils du sultan, 16 ans (Jalbert)

Nabila, seconde épouse du sultan (Lhabile)

Donia, troisième épouse du sultan (Doo-Doo)

Rachid Chourba, Grand Vizir, 45 ans (Arachid)

Muhammad al-Din, général du Sultan, 32 ans (al-dinôsôr)

Kamel bin Abdoul, Émir de l’oasis de Kadesh, 40 ans (Le Camel western)

Soraya, sa fille de 17 ans (fifisoya)

Djamil, son fils de 15 ans (Djammé)

Farid, ami de Djamil, 15 ans (Farjam)

Séphora, veuve, marchande, mère de Farid, 32 ans (Amphora)

Asma, diseuse de bonne aventure (Asmatiz)

Samia, chamane et sorcière sans âge (Samamia)

 


 

Le cadre du conte :

 

L’action se passe dans une Arabie de fantaisie. Il y aura une (ou des) histoires d’amour, des intrigues de sérail, politiques, des batailles…

Les personnages croient au mauvais œil, aux philtres d’amour, aux djinns, efrits et démons, à l’astrologie et aux diseuses de bonne aventure…

En pièces jointes, le prologue du conte ainsi que la liste des personnages qui seront aussi sur le site de Claude de Tracy.

Alors, amusons-nous bien ensemble!

Audette Lambert et Yves Dion


 

CONTE DES CENT MOINS UN JOURS

PAR

Claude de Tracy

 

Prologue : An 618 de l’Hégire  (1222 après J.-C.)

 

La caravane s’était installée aux portes de la ville d’Al-Khandra la veille au soir. Seuls quelques marchands y étaient entrés pour dormir plus confortablement dans une auberge, ou revoir parents et amis. La plupart avaient préféré veiller sur leurs marchandises et se préparer pour le souk du lendemain.

Au lever du soleil, l’appel du muezzin se fit entendre. Les plus pieux récitèrent les sourates, prosternés sur leur tapis de prière tourné vers La Mecque. Peu après, la Bâb al-Nour, la porte de la lumière, ainsi nommée car tournée vers le levant, s’ouvrait. Ce fut la cohue. Des ânes chargés de vanneries, de légumes, de poteries, disputaient l’entrée aux piétons et dromadaires chargés de ballots. Les cris des méharistes se mêlaient aux braiments des ânes, aux chevrotements des chèvres, aux bêlements des moutons comme aux protestations des hommes.

Une faune hétéroclite envahit la Grande Place, la Jamaa al-Kébir : paysans, marchands perses ou arméniens, vendeurs d’eau avec leur chapeau à sonnettes, diseuses de bonne aventure, charmeurs de serpent… Chacun rejoignit sa place attitrée, transmise de père en fils ou payée au prix fort. On montait les étals, installait les vélums pour se protéger du soleil, disposait des nattes sur lesquelles on étalait la marchandise.

Ici, les dattes, raisins secs, oranges, citrons, olives côtoyaient les menthes parfumées, les loukoums aux pistaches, les sels et les épices venues de pays lointains. Là-bas, on exhibait les tissus chatoyants, les tapis aux dessins complexes et les cuirs souples. Les artisans en profitaient pour montrer leur savoir-faire : les dinandiers martelaient cuivre ou fer-blanc, les vanniers tressaient l’osier et le rotin, les potiers décoraient assiettes et contenants aux formes variées.

En périphérie du marché, les cabaretiers préparaient narghilés et infusions de menthe. L’odeur des kébabs, des merguez grillées se mêlait aux effluves des dromadaires accroupis et aux parfums des épices. Plus loin, le boulanger offrait pitas, naans, matlouhs à la semoule et de grosses miches rondes au blé dur.

Profitant de la fraicheur du matin, les clients se pressaient : ménagères en quête de viandes et de légumes frais, belles reluquant les tissus colorés, les fards, les khôls et les huiles parfumées. D’autres discutaient du prix de casseroles étamées ou de tapis persans ou turcs. Le marchandage était de mise. Il fallait un long palabre avant de conclure une transaction.

Des enfants déguenillés et chapardeurs courraient entre les étals, surveillés de près par les vendeurs. À l’ombre de la mosquée, un peu à l’écart, les mendiants, éclopés, aveugles ou vieillards courbés attendaient l’aumône que tout bon musulman doit faire aux démunis.

Au milieu de ce va-et-vient et de cette cacophonie, les gardes du sultan circulaient, silencieux et hautains, le cimeterre bien visible dans son fourreau. Ils étaient attentifs à tout mouvement suspect, prêts à intervenir dans les bagarres et à éteindre toute velléité de contestation. Car le sultan Abdullah bin Ali imposait sa loi avec force. L’ordre devait régner dans sa cité. Deux ans auparavant, il avait réprimé sans pitié une révolte de marchands qui protestaient contre une nouvelle taxe.

Mais il protégeait la région contre les incursions des nomades du Sud, les Kalash, dont la férocité hantait les habitants depuis des générations. Il assurait aussi, moyennant un paiement corsé bien entendu, la sécurité des caravanes contre les hordes de bandits des montagnes, en joignants des cavaliers bien armés à leurs convois. Prévoyant, il s’était assuré de la sympathie des paysans en construisant des citernes et en régissant les systèmes d’irrigation. Cela garantissait des récoltes plus régulières malgré les sécheresses périodiques.

Bin Ali habitait un palais en pisé blanchi à la chaux, dont la richesse n’apparaissait que de l’intérieur. Des appartements décorés de tuiles aux dessins floraux ou géométriques, des divans moelleux, des bois rares, des cours rafraichies par des fontaines composaient un ensemble agréable et fonctionnel. Seule une grande porte bleue, ornée de ferrures élaborées, témoignait du prestige de l’habitation.

Le palais était lui-même adossé à la casbah, une forteresse crénelée, bordée de tours, qui servait à la fois de grenier, de caserne et d’écurie. Son armée consistait avant tout en une cavalerie légère, rapide, capable de répondre avec célérité à toute menace. Sa garde personnelle assurait aussi la sécurité de la médina.

La ville s’était développée aux abords d’une plaine fertile, sur un escarpement rocheux qui offrait un point défensif naturel. Une fortification de cinquante coudées et une douzaine de tourelles sécurisaient la place.

Le royaume de bin Ali s’étendait au loin, jusqu’aux royaumes de Perse et d’Arabie. Dans chaque ville d’importance, le sultan avait nommé un gouverneur, lui-même surveillé par des troupes qui ne répondait qu’aux ordres du pouvoir central.

Son seul souci était l’oasis de Kadesh. L’émir Kamel bin Abdoul lui prêtait allégeance et lui payait bien un tribut annuel, mais il se montrait farouchement indépendant, entretenait sa propre armée et faisait régner ses propres lois sur son territoire. Bin Ali avait songé à l’envahir mais Kadesh était loin au couchant : il fallait traverser des montagnes, des défilés étroits et un long désert de sable pour y arriver. Seuls les dromadaires pouvaient affronter cet erg brûlant. Il ne pouvait pas non plus dégarnir sa frontière du levant où les princes d’Arabie n’attendaient qu’une occasion pour l’envahir.

Ce matin-là, il convoqua un conseil : le Grand Vizir Rachid Chourba, son général en chef Muhammad al-Din, son fils de 20 ans Karim, et son conseiller privé, le sage Abraham ben Gour, un juif de Bagdad dont il appréciait le franc-parler.

 

 

 


 

Voici le canevas pour l’écriture du chapitre 1:

 

Les personnages discutent du problème de l’émir de Kadash.  La sultane écoute, dissimulée derrière une fenêtre grillagée qui donne sur la salle du Conseil.  Pour lier les deux familles, on suggère de demander la fille de l’émir en mariage et d’inviter son jeune fils à devenir l’écuyer de Karim.

 

Le défi en réalisant votre texte d’une page environ ou moins est de faire intervenir les cinq sens (toucher, odorat, goût, vision et audition).

 

La date limite pour envoyer votre travail à Normand est dimanche le 3 mai prochain.

 

J’espère que cette activité vous plaira et que serez tous fiers de réaliser cette oeuvre collective.

 

Puisque que cela demande quand même un certain temps à réaliser, jeudi prochain, je ne vous ferai parvenir qu’un seul exercice à faire.

 

Alors, à vos crayons ou plumes, à vos dictionnaires et ensemble, réalisons ce merveilleux projet.

 

CONTE

Voici le canevas pour l’écriture du chapitre 2:

L’exercice de cette semaine est de choisir deux personnages dans la liste des personnages et de décrire leur apparence physique (taille, allure générale, cheveux, etc.), leur caractère (leur manière d’être, qualités, défauts, etc.)